L'enfant en difficulté scolaire ; mais que fait la pédagogie Freinet ?
L’école depuis plus d’un siècle met des enfants en difficulté : ceux qui n’arrivent pas à l’école avec un costume d’élève et un cartable rempli des dernières sorties, des activités culturelles et des lectures issues de la bibliothèque familiale ; ceux qui ne comprennent pas ce qu’attend l’enseignant, ceux qui s’ennuient et qui rêvent, ceux qui dépriment ou s’opposent ; ceux qui souffrent de « dys… », etc.
L’école veut être performante et redouble d’évaluations pour cerner les enfants en difficulté et leur proposer des temps d’aide personnalisée, des stages de vacances, des temps d’accompagnement éducatif. Le tout hors du temps scolaire obligatoire, laissant la responsabilité de l’échec scolaire aux familles.
L’école se décharge du soutien et de la rééducation scolaire en réduisant et dénaturant les RASED. Ces mesures ministérielles entérinent, de fait, le renoncement de l’école publique à éduquer et instruire tous les enfants vivant en France.
Et pourtant quand on parie sur l’éducabilité de tous, qu’on offre le temps nécessaire pour tâtonner et se tromper, chercher et analyser, qu’on respecte les rythmes et cheminements personnels, qu’on laisse l’entraide et la coopération s’installer, les résultats sont là et le bonheur d’enseigner également ! C’est ce que nous présente ce numéro de rentrée.
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