Prélude
La pénombre qui régnait sur les Jardins du Manoir m’empêchait de distinguer mes
semblables.
Même le clair de Lune, pleurant des larmes argentées, peinait à repousser l’épaisse
obscurité.
Silencieuses, les ombres glissaient parmi les statues de marbre et les buissons
parfaitement taillés.
Seuls les clapotis de...
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Prélude La pénombre qui régnait sur les Jardins du Manoir m’empêchait de distinguer mes semblables. Même le clair de Lune, pleurant des larmes argentées, peinait à repousser l’épaisse obscurité. Silencieuses, les ombres glissaient parmi les statues de marbre et les buissons parfaitement taillés. Seuls les clapotis de l’eau déversée, par les vases bordant les fontaines, interrompaient ce silence de glace. Une boule grise, de la taille d’un bras, lévitait sur son socle, au centre du jardin. Tournant avec constance sur elle-même, inerte. C’était la Pierre de Lune, objet unique de la Magie Profonde. Les Sorciers qui nous l’avaient échangée, assuraient que si l’une d’entre elles avait survécu, s’il n’en restait qu’une seule, cette pierre nous la montrerait. Nous n’avions jamais douté de son efficacité, loin de là. Elle nous en avait montré beaucoup plus qu’il n’en faut pour nous convaincre. Rares furent les nuits, où nous ne survolions pas des dunes de sable blanc et paisibles, de
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Par nayade87
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Publiée le 21 Juin 2010
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Belles Etoiles
1
l était 5h30 et j’étais loin d’en être à mon premier réveil.
Comme chaque année, à la veille
de la rentrée, Morphée me narguait.
Parfois elle m’assommait ou alors elle m’évitait,
quoiqu’il en soit, elle s’amusait.
IContemplant la rosée qui dévalait ma fenêtre, je baillai pour la énième...
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Belles Etoiles 1 l était 5h30 et j’étais loin d’en être à mon premier réveil. Comme chaque année, à la veille de la rentrée, Morphée me narguait. Parfois elle m’assommait ou alors elle m’évitait, quoiqu’il en soit, elle s’amusait. IContemplant la rosée qui dévalait ma fenêtre, je baillai pour la énième fois. Mes yeux fatigués et lourds se forçaient à distinguer derrière, un jour qui n’avait pas fini de se lever, un ciel aux couleurs pastel frôlé de nuages qui s’étiraient. Noyée dans mes pensées, enfouie dans mes couvertures d’autant plus chaudes qu’à l’extérieur il faisait frais, un son aigu marqua soudainement la fin de mes vacances, le début d’une nouvelle année. Je m’extirpais tant bien que mal de mon lit et résistai à ses avantages chaleureux et douillets
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Par nayade87
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Publiée le 21 Juin 2010
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