Printemps des poètes 2012
Enfances
Le poème du lundi
Où sont les enfants ?
Dans un grenier
Plein d or et d araignées
Cachés dans leurs costumes
A déranger la lune
Dans un champ
Des heures entières
A regarder tourner les moulins blancs
Et à passer comme le lézard
De la pierre à l éclair
Dans un arbre
Jeté dessus de l orage...
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Printemps des poètes 2012 Enfances Le poème du lundi Où sont les enfants ? Dans un grenier Plein d or et d araignées Cachés dans leurs costumes A déranger la lune Dans un champ Des heures entières A regarder tourner les moulins blancs Et à passer comme le lézard De la pierre à l éclair Dans un arbre Jeté dessus de l orage Ils lancent des lianes Pour pêcher des torpilles Où sont les enfants ? Dans les rues A marcher dans les feuilles, à brûler Des feux rouges A essayer d user les murs Avec leurs mains, leurs cris et leurs tatouages Dans l espace Ils commencent un monde Où sont les enfants ? Ils sont loin devant Catherine Leblanc Poème extrait de Des étoiles sur les genoux, Le Farfadet bleu, 2000
Moins
Par Claire OGGIONI
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Publiée le 20 Mars 2012
Pages: 5
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Printemps des poètes 2012
Infinis paysages
Le poème du lundi
D infinis paysages
La nuit se penche sur les arbres
lentement elle ouvre son parachute
et lance ses voiles sur la forêt.
C est une douce mélancolie
qui vous donne envie de boire la lumière du crépuscule
Loin très loin dans les franges du ciel
sommeillent les ombres...
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Printemps des poètes 2012 Infinis paysages Le poème du lundi D infinis paysages La nuit se penche sur les arbres lentement elle ouvre son parachute et lance ses voiles sur la forêt. C est une douce mélancolie qui vous donne envie de boire la lumière du crépuscule Loin très loin dans les franges du ciel sommeillent les ombres feuillues qui enracinent le silence sur leurs paupières fauves. Deux rameurs se promènent Corot veille. Une barque posée là comme un oeil clos indique le chemin, une feuille d oiseau posée sur les genoux (inédit) Dominique Cagnard Edition Printemps des poètes 2011
Moins
Par Claire OGGIONI
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Publiée le 20 Mars 2012
Pages: 4
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LA VERITE
La femme attend la nuit puis se glisse dans le parc du château, elle grimpe sur la grille
qu’elle parvient à enjamber.
Elle avait tout prévu : pantalon noir moulant, veste noire
souple et des tennis foncés.
Elle tente de faire vite mais elle a vraiment peur de rester
accrochée sur les piques de la grille.
C’est...
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LA VERITE La femme attend la nuit puis se glisse dans le parc du château, elle grimpe sur la grille qu’elle parvient à enjamber. Elle avait tout prévu : pantalon noir moulant, veste noire souple et des tennis foncés. Elle tente de faire vite mais elle a vraiment peur de rester accrochée sur les piques de la grille. C’est affreux ces piques, elle n’en a pas voulu chez elle, on peut y laisser la vie ! Une fois de l’autre côté, elle saute sur le sol. Elle fait attention et se reçoit genoux pliés pour ne pas se faire mal, pas maintenant. A petites foulées elle remonte sur le côté de l’allée, sur la pelouse abritée par de grands arbres. Elle a de la chance, il y a du vent et ses pas sont couverts par le bruissement des feuilles. A une dizaine de mètres de la grande bâtisse, elle ralentit. Son cœur bat plus vite, trop vite. Pourquoi se sent-elle si essoufflée ? Elle s’agenouille sous un immense platane, abaisse la capuche qui protégeait ses cheveux. Elle s’oblige à faire de longues
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Par Claire OGGIONI
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Publiée le 6 Jan. 2012
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Les feux de la Saint Jean
Noémie n a pas quitté son lit de la journée, tapie sous sa couette ; les volets sont fermés, seul un rai
de lumière éclaire la cafetière posée au sol à côté de la tasse que Noémie remplit régulièrement
depuis le matin.
La fièvre colore ses joues d un rouge qui vire à l écarlate, ses mains...
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Les feux de la Saint Jean Noémie n a pas quitté son lit de la journée, tapie sous sa couette ; les volets sont fermés, seul un rai de lumière éclaire la cafetière posée au sol à côté de la tasse que Noémie remplit régulièrement depuis le matin. La fièvre colore ses joues d un rouge qui vire à l écarlate, ses mains sont moites, la sueur colle sa chemise à son corps frissonnant. Ira-t-elle ce soir ? Le cerveau de Noémie bouillonne et les idées, les mess ages, les mots s entrechoquent, prêts à bondir, tant le chaos l habite. 23 h, la nuit est tombée, ce soir du 24 juin. Les feux de la Saint Jean sont enfin allumés dans le parc du château. Noémie entends les rires et les cris des enfants, des hommes et des femmes, qui sautent et qui dansent, qui s en donnent à coeur-joie. Elle se lève brusquement, jette un grand châle noir sur sa chemise de coton blanc, lace ses tennis noirs, vite devant le miroir, plante un peigne dans sa cheveulure de feu. Elle claque la porte de la maison de vill
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Par Claire OGGIONI
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Publiée le 2 Jan. 2012
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Elle attend dans le noir
« Le rayon de lune éclaire son genou qu’elle a rond et lisse.
Sa peau luit doucement et
le regard peut suivre la courbe de la cuisse qui disparaît sous la jupe.
Assise derrière la portefenêtre son dos s’arque légèrement dans l’obscurité claire de la pièce.
On devine vaguement
un visage aux...
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Elle attend dans le noir « Le rayon de lune éclaire son genou qu’elle a rond et lisse. Sa peau luit doucement et le regard peut suivre la courbe de la cuisse qui disparaît sous la jupe. Assise derrière la portefenêtre son dos s’arque légèrement dans l’obscurité claire de la pièce. On devine vaguement un visage aux joues veloutées, des yeux qui scrutent les allées du parc. Corps tendu dans une attente immobile, elle est attentive aux ombres mouvantes des feuilles, au chuchotement du vent dans les branches. Une ombre se glisse près du laurier rose. C’est le signal. Elle se lève, ouvre lentement la porte vitrée. Avec précaution elle descend les quelques marches usées dont les creux épousent la semelle de ses sandales. Elle est toute écoute. La fraîcheur de la nuit la saisit et un léger frisson secoue ses épaules. Que lui arrive-t-il ? Dans quel piège, dans quelle aventure allait-elle plonger ? Il lui a simplement glissé un numéro de téléphone lorsqu’elle est passée près de sa t
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Par Claire OGGIONI
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Publiée le 5 Déc. 2011
Pages: 2
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Atelier d’écriture avec l’écrivain René Frégni sur le roman noir.
Le 13 septembre 2011
Proposition de thème : « L’homme attend la nuit puis se glisse dans le parc du château ».
Il lui semblait bien que l’inauguration du Jardin conservatoire, qui attirait beaucoup de
monde, gênait manifestement trois personnes.
Le...
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Atelier d’écriture avec l’écrivain René Frégni sur le roman noir. Le 13 septembre 2011 Proposition de thème : « L’homme attend la nuit puis se glisse dans le parc du château ». Il lui semblait bien que l’inauguration du Jardin conservatoire, qui attirait beaucoup de monde, gênait manifestement trois personnes. Le jardin était certainement proche d’un lieu où ces hommes se réunissaient à certains moments, mais quand et où ? Il les avait remarqués parce qu’ils se croisaient souvent au cours de l’après midi en se faisant des signes ou en se murmurant quelques paroles. Il décida d’en avoir le cœur net et resta jusqu’à ce que tous les participants soient partis. Toutefois, il s’arrangea pour se glisser dans le jardin conservatoire, caché par les plantes pour attendre la nuit. Effectivement, les trois hommes qu’il avait repérés pendant l’après-midi rôdaient encore. Mais tout à coup ils disparurent à ses yeux sans qu’il ait eu le temps de voir par où et vers où ils s’étaient enfuis. I
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Par Claire OGGIONI
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Publiée le 5 Déc. 2011
Pages: 2
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Chapitre 1
L homme attend la nuit et se glisse dans le parc du château.
Enfin
seul et libre ! L obscurité l apaise.
Quelques frissons se font ressentir et
participent au plaisir de l instant.
L odeur des vieilles pierres et de
l herbe sèche se réveille et danse en compagnie des petits insectes
tournoyant autour des phares.
Ces...
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Chapitre 1 L homme attend la nuit et se glisse dans le parc du château. Enfin seul et libre ! L obscurité l apaise. Quelques frissons se font ressentir et participent au plaisir de l instant. L odeur des vieilles pierres et de l herbe sèche se réveille et danse en compagnie des petits insectes tournoyant autour des phares. Ces points de lumière sont plus angoissants que l obscurité épaissse des recoins du jardin. Il descend pas à pas l escalier puis tâtonne au grès des cailloux vers un lieu plus secret . Assis là, il n y a plus qu à ! Mais c est vrai, au fait : à faire quoi ? Quel bohneur de ne rien faire. . . De ressentir la peur de l ennui et de la solitude. Le lendemain, il aurait à imaginer, créer, supporter, apaiser, et toutes ces actions invisibles qui rendent le travail possible. Mais c était demain. Tout à coup, un bruit insolite tranche dans la nuit. Ce n était pas naturel : ni du monde animal, ni du monde végétal, ni le vent, ni la pluie. . . Un cri ? Non, une dét
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Par Claire OGGIONI
OpenOffice.org Writer
Publiée le 23 Nov. 2011
Pages: 2
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