• Aparté •
Pouponnière
Comment ça crise du théâtre ? Où ça désaffection du public ? Non seulement le Printemps des
Comédiens n’a qu’à se féliciter de l’affluence à
ses guichets mais il a peut-être trouvé la parade pour la génération à venir.
En effet, ayant invité cette année des troupes
souvent très...
Plus
• Aparté • Pouponnière Comment ça crise du théâtre ? Où ça désaffection du public ? Non seulement le Printemps des Comédiens n’a qu’à se féliciter de l’affluence à ses guichets mais il a peut-être trouvé la parade pour la génération à venir. En effet, ayant invité cette année des troupes souvent très jeunes, le festival a vu arriver couffins et poussettes en même temps que leurs comédien(ne)s de parents. Et à qui confier cette pouponnière pendant répétitions et représentations ? Idée de notre logisticienne en chef : pourquoi ne pas installer un service de baby-sitting au sein du Domaine d’O ? Et l’ouvrir, tant qu’on y est, aux spectateurs en charge d’enfants pour une garde in situ plutôt qu’à la maison ? Et c’est ainsi que depuis quelques jours, le Printemps met en relations des placières à la vocation puéricultrice avec les spectateurs-acteurs-parents. Double avantage : pas de stress parental pour rentrer à l’heure. Et, surtout, c’est bien le diable si dans ces têtes blondes qui e
Moins
Par Comédiens Printemps
Document Adobe PDF
Publiée le 13 Juin 2013
Pages: 2
Lectures: 16
Téléchargements: 0
• Aparté •
Civilisé
Si, comme le disait Jean Vilar, cité lors de l’inauguration du Printemps des Comédiens par le
président André Vezinhet, on mesure une civilisation au fait qu’elle construit des théâtres,
alors pas de doute : le département de l’Hérault est un pays hautement civilisé.
Le spectateur du Printemps...
Plus
• Aparté • Civilisé Si, comme le disait Jean Vilar, cité lors de l’inauguration du Printemps des Comédiens par le président André Vezinhet, on mesure une civilisation au fait qu’elle construit des théâtres, alors pas de doute : le département de l’Hérault est un pays hautement civilisé. Le spectateur du Printemps le voit bien, lui qui longe le chantier du futur théâtre Jean-Claude Carrière avant de contourner, en allant au théâtre d’O, les palissades derrière lesquelles se redessinent les buis du XVIIIè. Pas tout à fait un théâtre, ce dernier chantier dira-t-on. Tout de même, quoi de plus théâtral que ces perspectives à la française qui font d’une façade un décor idéal. Et d’ailleurs combien de pièces n’y a-t-on pas donné autrefois ? Donc civilisé… Et pour l’instant fidèle à cet autre mot de Jean Vilar qui voulait que le théâtre soit « au premier chef un service public, comme l’eau et l’électricité ». Pauvre grand Sétois qui n’a pas connu la dérégulation de Bruxelles pour l’eau et
Moins
Par Comédiens Printemps
Document Adobe PDF
Publiée le 8 Juin 2013
Pages: 2
Lectures: 35
Téléchargements: 0
• Aparté •
Bureaux
Dans le domaine d’O, le théâtre est partout chez
lui.
Dans le Théâtre d’O, ce qui est la moindre des
choses.
Dans l’amphi.
Sous des micocouliers.
Sous
des cyprès.
Dans les prés qui ceinturent le château.
Sous des chapiteaux, des baraques.
Dans un bassin…
Où pourrait-il encore se nicher, le...
Plus
• Aparté • Bureaux Dans le domaine d’O, le théâtre est partout chez lui. Dans le Théâtre d’O, ce qui est la moindre des choses. Dans l’amphi. Sous des micocouliers. Sous des cyprès. Dans les prés qui ceinturent le château. Sous des chapiteaux, des baraques. Dans un bassin… Où pourrait-il encore se nicher, le théâtre ? La topographie a ses limites. Eh bien le Printemps des Comédiens a trouvé : cette année, on jouera jusque dans ses bureaux. Entre ses ordinateurs et ses photocopieuses. Décor réel pour Nobody une pièce-film ou un film-pièce comme on voudra, joué(e), monté(e) et vu(e) en direct. Ainsi tous les soirs quand nos bureaux se vident, techniciens et acteurs transforment nos irréprochables locaux en un sulfureux repaire de traders. Le matin, quand nos bureaux se remplissent, rien ne trahit cette métamorphose nocturne. Un téléphone oublié parfois dont on s’étonne qu’il reste muet avant de s’apercevoir qu’il est un élément de décor. Les acteurs sont passés, invisibles,
Moins
Par Comédiens Printemps
Document Adobe PDF
Publiée le 5 Juin 2013
Pages: 2
Lectures: 34
Téléchargements: 0
• Aparté •
Hernani
A l’heure où nous mettons sous presse, comme
on dit dans les vrais journaux, personne n’a
encore vu l’Hernani créé tout exprès par la Comédie-Française pour le Printemps et le Bassin
du domaine d’O.
On a pu lire dans un numéro
précédent de quelle passion, Nicolas Lormeau, le
metteur en scène,...
Plus
• Aparté • Hernani A l’heure où nous mettons sous presse, comme on dit dans les vrais journaux, personne n’a encore vu l’Hernani créé tout exprès par la Comédie-Française pour le Printemps et le Bassin du domaine d’O. On a pu lire dans un numéro précédent de quelle passion, Nicolas Lormeau, le metteur en scène, habille cette œuvre qui, pour la passion, n’a pas besoin de grand chose : elle est née dans les clameurs. Mais même sans avoir vu le spectacle, le Printemps des Comédiens veut saluer ces comédienslà. Car ce n’est pas rien que de se confronter, seul, sans accessoire, à cet espace du Bassin, de jouer dans cette exigeante configuration où deux gradins de 500 spectateurs se font face, de pousser la voix pour faire sonner l’alexandrin hugolien jusqu’au faîte… On les sait athlètes de la scène, habitués à jongler avec les rôles, les styles, les lieux… Il leur faudra toutes ces qualités au long de ses trois soirs d’exception. Il est vrai qu’entrant dans le Bassin à l’heure où la nui
Moins
Par Comédiens Printemps
Document Adobe PDF
Publiée le 29 Juin 2012
Pages: 2
Lectures: 60
Téléchargements: 0
• Aparté •
Raccrochez, SVP
Portables, mobiles, GSM, Orange, SFR, Bouygues,
que d’impolitesses on commet en vos noms ! Car,
avec les allergies pollinisantes, c’est une maladie
du Printemps.
Le nombre de spectateurs qui, à
toute force, doivent rester joignables devient effarant.
L’an dernier encore, on éteignait son...
Plus
• Aparté • Raccrochez, SVP Portables, mobiles, GSM, Orange, SFR, Bouygues, que d’impolitesses on commet en vos noms ! Car, avec les allergies pollinisantes, c’est une maladie du Printemps. Le nombre de spectateurs qui, à toute force, doivent rester joignables devient effarant. L’an dernier encore, on éteignait son portable sans barguigner. Cette année, pas de spectacle ou presque, sans que, dans le noir de la salle, ne s’éclaire le halo d’un écran. Sans qu’un spectateur ne chuchote le sacramentel «T’es où ?». On vit ainsi Fellag entrelarder -si l’on ose ce terme si peu musulman- sa recette du couscous de remarques aux téléphoneurs compulsifs des premiers rangs. On vit deux dames se colleter, ou tout comme, pendant une représentation de Vii, le Roi Terre. La téléphoneuse pensait sans doute que la pratique de l’ukrainien en VO lui autorisait une conversation en français… Alorspuisqu’ilfautunsermonnagedecourd’école, de grâce : le monde devrait continuer de tourner même si vous n’êt
Moins
Par Comédiens Printemps
Document Adobe PDF
Publiée le 29 Juin 2012
Pages: 2
Lectures: 28
Téléchargements: 0
• Aparté •
Air de rien
Bon : les fauteuils art-déco sont un peu fatigués.
Mais s’y plonger, y disparaître presque, de préférence avec un verre cueilli au bar, reste un des
grands plaisirs du festival.
Car la bouquinerie L’air
de rien de Laurent Lalande -toujours associée à
la librairie Le grain des mots- est une oasis...
Plus
• Aparté • Air de rien Bon : les fauteuils art-déco sont un peu fatigués. Mais s’y plonger, y disparaître presque, de préférence avec un verre cueilli au bar, reste un des grands plaisirs du festival. Car la bouquinerie L’air de rien de Laurent Lalande -toujours associée à la librairie Le grain des mots- est une oasis : on s’y abreuve de toutes les façons. Cherchez-vous un titre depuis longtemps sorti de tout catalogue ? Laurent sait où trouver. Vous manque-t-il une hémistiche pour faire un alexandrin ? Il sait aussi. Poésie, théâtre, livres rares : demandez. L’air de rien, réponse à tout. De ce poste de vigie, on a une vue imprenable sur les engouements post-spectacles. Ainsi Rouge décanté, le texte terrible de Jeroen Brouwers que Guy Cassiers a magnifiquement porté à la scène, s’est-il arraché. Les saynètes d’Hanokh Levin, mises en scène et en musique par Richard Mitou dans Les Numéros, cabaret, vont leur bonhomme de chemin. Même Molière a rajouté trois Bourgeois Gentilhomm
Moins
Par Comédiens Printemps
Document Adobe PDF
Publiée le 29 Juin 2012
Pages: 2
Lectures: 21
Téléchargements: 0
du 5 juin au 1er
juillet 2012
au domaine d’O à Montpellier
LE DÉPARTEMENT SOUTIENT
LA CULTURE
Par Comédiens Printemps
Document Adobe PDF
Publiée le 28 Juin 2012
Pages: 64
Lectures: 55
Téléchargements: 0
• Aparté •
Rouge
Les vagues de rire qui tombent de l’amphithéâtre,
les turqueries où s’emberlificotent M.
Jourdain…
Oui, oui bien sûr : grand Bourgeois, admirable
Bourgeois.
Il n’y a là dessus aucun doute.
Mais
de ces quelques soirs de théâtre, reste aussi
dans l’oreille, lointaine et pourtant...
Plus
• Aparté • Rouge Les vagues de rire qui tombent de l’amphithéâtre, les turqueries où s’emberlificotent M. Jourdain… Oui, oui bien sûr : grand Bourgeois, admirable Bourgeois. Il n’y a là dessus aucun doute. Mais de ces quelques soirs de théâtre, reste aussi dans l’oreille, lointaine et pourtant entêtante, une voix douce, monocorde et terrible : celle de Dirk Roofthooft monologuant durant près de deux heures sous le grand chapiteau rouge. Chapiteau rouge pour Rouge décanté, première apparition des Flamands dans le festival, premier choc. Et quel ! Cet effroyable récit ne peut être dit qu’ainsi : à voix basse, sans un mot pour dominer l’autre. L’emphase le rendrait insupportable. Mais beaucoup, depuis cinq ans que ce spectacle -si le mot convient- parcourt l’Europe, ont dit tout cela infiniment mieux. Non : ce que l’on retient ici, c’est cette vertu du Printemps des Comédiens de savoir faire voisiner les violons de Lully et l’accordéon des Numéros, caba
Moins
Par Comédiens Printemps
Document Adobe PDF
Publiée le 19 Juin 2012
Pages: 2
Lectures: 31
Téléchargements: 0
• Aparté •
Belgique
Ah ça on ne peut pas dire que le Belge en général et le Flamand en particulier donne dans la
gaudriole… Terrifiant Rouge décanté, glaçant
Pendus, grinçant Termites, neurasthénique Jéhovah… Mais qu’ont-ils donc nos amis Belges pour
mettre à la scène pareille noirceur ? Noirceur
souvent...
Plus
• Aparté • Belgique Ah ça on ne peut pas dire que le Belge en général et le Flamand en particulier donne dans la gaudriole… Terrifiant Rouge décanté, glaçant Pendus, grinçant Termites, neurasthénique Jéhovah… Mais qu’ont-ils donc nos amis Belges pour mettre à la scène pareille noirceur ? Noirceur souvent magnifique au demeurant : les chants désespérés sont les chants les plus beaux, c’est bien connu. Mais c’est égal : il y aurait une psychanalyse transnationale à mener. Est-ce l’éclatement du pays qui menace ? Est-ce le confort où la France tente de se rassurer : son côté Louis XV, après nous le déluge… Et pourquoi les Français sontils à peu près incapables d’une pareille introspection, sur l’Algérie par exemple, quand les Belges, entre mea culpa et ressassement, vivent une véritable obsession congolaise ? La sociologie d’un pays par le théâtre, pourquoi pas ? Pour l’heure, si on sort chancelant de certains spectacles - ah les mélopées latines des Pendus !- il faut bien dire qu’on so
Moins
Par Comédiens Printemps
Document Adobe PDF
Publiée le 19 Juin 2012
Pages: 2
Lectures: 61
Téléchargements: 0