La Gangrène
Ça progresse lentement, silencieusement, insidieusement.
Ça croît imperceptiblement, comme le mercure dans un thermomètre.
Ça réveille, à n importe quelle heure, dans ses heures où le temps n a pas de
consistance, après des rêveries laborieuses, ineptes et angoissantes, dont on sort
avec dans l esprit l...
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La Gangrène Ça progresse lentement, silencieusement, insidieusement. Ça croît imperceptiblement, comme le mercure dans un thermomètre. Ça réveille, à n importe quelle heure, dans ses heures où le temps n a pas de consistance, après des rêveries laborieuses, ineptes et angoissantes, dont on sort avec dans l esprit l amertume que les soulographies laissent dans la bouche. Et voilà. On se retrouve face à ce miroir moderne dans lequel on crache son portrait, mot à mot, progressivement saisi par le froid pernicieux qui hante la pièce et avec la conviction d être peu à peu gagné par une "gangrène intérieure", aussi impérieuse que discrète. C est comme une tare secrète, une macule qu on est le seul à connaitre, mais dont l ombre s allonge et semble envahir notre apparence. C est bien sûr une illusion. Personne d autre ne voit rien. On est seul porteur de ce secret de cette évidence. Comme un Raskolnikoff aux mains immaculées, on ne cesse pourtant de déplorer que cette conviction rest
Moins
Par Eric V.
Texte
Publiée le 17 Nov. 2009
Pages: 1
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A cette heure-ci, sur le quai du petit port de Pisso-Livadi, Zafiroula a déjà
réinstallé les chaise de toile jaune-orangé sur la terrase, et jette fréquemment
des regards vers le large, guettant sans inquiétude la barque de Pétros.
Pétros,
c est "son homme", mais ce n est pas son mari.
Ceux d ici le savent et n en...
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A cette heure-ci, sur le quai du petit port de Pisso-Livadi, Zafiroula a déjà réinstallé les chaise de toile jaune-orangé sur la terrase, et jette fréquemment des regards vers le large, guettant sans inquiétude la barque de Pétros. Pétros, c est "son homme", mais ce n est pas son mari. Ceux d ici le savent et n en parlent pas. Ils redoutent trop les coups de torchons qu elle sait distribuer avec précision et force sur les plaisantins ou les marivaudeurs insulaires. Et puis ici, de ces choses, on n en parle pas. Parler de quoi, du reste ? Lorsque l homme rentrera de sa pêche, avec cette fatigue lumineuse qui imprègne les marins, il n esquissera aucun geste vers celle qui l attend au bord de la terrasse, les poings sur ses hanches larges. Il lui donnera juste, avec cette fierté rentrée, son obole de poissons brillants, au fond du seau amoché, puis montera de son pas lourd l escalier qui mène aux chambres de l étage. A peine se seront-ils échangés quelques mots e
Moins
Par Eric V.
Texte
Publiée le 23 Mai 2009
Pages: 1
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Eric VASSARD
ECRITS
DANS
L’ATELIER
sous la direction de
Claire CRAMER
Par Eric V.
Microsoft Word
Publiée le 22 Mai 2009
Pages: 21
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Eric VASSARD
Ecrits
dans l’atelier
de
François Bon
à la Médiathèque de Bagnolet
novembre-mars 2009
Par Eric V.
Microsoft Word
Publiée le 21 Mai 2009
Pages: 12
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