Je n’ai pas de bras.
Et je n’aime pas le chocolat.
Ce n’est pas la peine de m’en proposer, ni de me sortir votre vanne à deux
balles, je la connais par cœur.
Je m’appelle Attila.
C’est ma mère qui a voulu m’appeler comme ça.
Moi, ça me va super bien, mais c’est plutôt les autres que ça dérange.
En
fait, je...
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Je n’ai pas de bras. Et je n’aime pas le chocolat. Ce n’est pas la peine de m’en proposer, ni de me sortir votre vanne à deux balles, je la connais par cœur. Je m’appelle Attila. C’est ma mère qui a voulu m’appeler comme ça. Moi, ça me va super bien, mais c’est plutôt les autres que ça dérange. En fait, je ne sais pas ce qui les dérange le plus : mon prénom, ou mon absence de bras. Juste regarder ce vide, là où ils devraient être, et ne sont pas, ça les fait flipper. Oui, c’est surement plus ça que mon prénom, hein, qui les met mal à l’aise ! Parce que Attila, c’est mignon comme prénom, moi je trouve. Sauf que là où je passe, ça repousse pas. Mais ça, ma mère elle pouvait pas le savoir, que je serai aussi mimétique. Non, ce qu’elle voulait, ma mère, c’était me forger d’entrée de jeu une armure de guerrière, me tremper le caractère en me fournissant au passage une protection contre les coups, vu que je n’allais pas forcément pouvoir tous les rendre. Quand, pendant la premièr
Moins
Par arba7
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Publiée le 23 Août 2009
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Seul parmi foule.
Cellule parmi tant d’autres en une nef en transe.
Rosaces enluminées, bleu azur, éclairent les quatre évangélistes, graves
géants de pierre, à chaque bras du transept.
Porphyres en chaleur, tous lustres éclairés.
Tensions s’unissent vers le chœur.
Milliers de bougies allumées, rouges, petites,...
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Seul parmi foule. Cellule parmi tant d’autres en une nef en transe. Rosaces enluminées, bleu azur, éclairent les quatre évangélistes, graves géants de pierre, à chaque bras du transept. Porphyres en chaleur, tous lustres éclairés. Tensions s’unissent vers le chœur. Milliers de bougies allumées, rouges, petites, blanches, grandes, posées sur une table longue de plusieurs mètres, dans la travée latérale droite. Vieilles s’éventent en replaçant chignon ou serre-tête, sueurs en perles brillent en ornant les tempes, reflètent les ors du pupitre. Serrent mes tripes, verticales des cierges. Grande coupole m’écrase de sa majesté, me surplombe de soixante-dix mètres, me signifie le rien de moi, me rappelle mon statut de cellule parmi cellules. Je suis heureux de cela. Etre l’infinitésimal d’un corps, être à la fois ce rien et le corps tout entier. Oublier le moi, vibrer avec le tout. Enfin clameurs explosent dans mon crane. Je les attendais. Elles me rassurent, me réchauffent, je
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Par arba7
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Publiée le 21 Août 2009
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SANS PAPIER
L’adulte : Ouvre !
Pas de réponse.
L’adulte : en criant - Ouvre !
Pas de réponse.
L’adulte : doucement - Allez, fille, ouvre…
L’enfant : petit cri – Non !
L’adulte : Ca fait une heure que j’attends.
Tu sais bien qu’on peut pas
rester trop longtemps.
Pourquoi tu veux pas ouvrir ?
Dis-moi au moins...
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SANS PAPIER L’adulte : Ouvre ! Pas de réponse. L’adulte : en criant - Ouvre ! Pas de réponse. L’adulte : doucement - Allez, fille, ouvre… L’enfant : petit cri – Non ! L’adulte : Ca fait une heure que j’attends. Tu sais bien qu’on peut pas rester trop longtemps. Pourquoi tu veux pas ouvrir ? Dis-moi au moins pourquoi tu veux pas. Allez, fille, dis-moi… Silence. L’adulte : Ne m’oblige pas à aller chercher le tournevis, comme la dernière fois. Tu sais bien que j’arriverai à ouvrir. Silence. L’adulte : Allez, parle. L’enfant : un murmure – y’a plus d’papier. L’adulte : Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ? J’entends rien, parle plus fort ! L’enfant : Y’a plus d’papier ! L’adulte : Ah ! Mais c’est pas grave ça, j’vais t’en donner moi, du papier. Attends, je vais en chercher. L’enfant : hurle – Non, jveux pas. ! L’adulte : Mais pourquoi ? L’enfant : J’veux pas que tu entres.
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Par arba7
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Publiée le 30 Juin 2009
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