Je suis un homme et je m appelle Hypolite Tulle.
Je suis né en 1759, j ai donc 29 ans
aujourd hui.
J exerce dans la chirurgie.
Je suis, selon moi, compréhensif, intelligent et
respectueux.
J ai les cheveux bruns, je suis de taille assez moyenne et j ai les yeux verts.
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Je
réside en ce moment à Marseille.
Marseille est le premier port de commerce français au
XVIIIème siècle.
Ce port est en relation avec les pays de la méditerrannée.
C est aussi un lieu
de promenade pour les élégants.
A l intérieur de Marseille, il y a le bassin du vieux port,
bordé par les demeures et les entrepôts de négociants avec, au fond, la Tour Saint-Jean qui
garde l entrée du port.
Je lis énormément, et en lisant "De l Esprit des lois" de Montesquieu, je fus tombé tout à
fait d accord avec ce philosophe des lumières.
En effet, je pense que si les pouvoirs sont tous
réunis en une seule et même personne, le pays court à sa perte: il n y aurait aucune liberté.
Pourtant, malheureusement, c est ce qu il se passe en ce moment même dans ce pays, la
France.
Aujourd hui, je prépare la réunion pour la rédaction des cahiers de doléances.
La principale
difficulté est de mettre tout le monde d accord sur les idées que l on rapporte.
La difficulté
secondaire est de choisir les idées primordiales, les plus importantes.
Au final, nous
réclamons au roi d être représentés aux Etats-Généraux par des députés élus de notre ordre
(le Tiers-Etat) ;que les ordres soients tous égaux; que les Etats-Généraux se réunissent tous
les 4 ans mais aussi qu il n y ai plus de dîme à payer.
Le 5 mai 1789, les Etats-Généraux se réunnissent à Versailles.
Je suis l un des députés du
Tiers-Etat, je suis parti de Marseille pour y participer.
Globalement, nous avons insisté sur le
sacrifice des privilèges de la Noblesse et du Clergé, ce qui me semblait le plus important.
Mais le roi ne semble pas avoir pris en compte notre besoin et n a rien fait de concret, ce qui
est absolument inadmissible ! Le 17 juin 1789, nous, les députés du Tiers-Etat et quelques
députés du Clergé et de la Noblesse nous soutenant pour stopper cette injustice, nous
sommes proclamés en Assemblée Nationale pour mieux nous faire entendre.
Le 20 juin 1789, les portes de Versaille nous sont fermées.
C est impardonnable ! Le roi ne
voit-il pas cette injustice ? Nous nous sommes donc réunis dans la salle du jeu de paume.
C est ici que l on se forme en Assemblée Nationale Constituante par le Serment du Jeu de
Paume.
Plus tard, le peuple nous soutient lui aussi et attaque la prison de la Bastille le 14
Juillet 1789.
En effet, une foule de parisiens se sentait menacée par les troupes du roi.
C est
la prise de la Bastille.
J espère que le roi va réfléchir à la situation après cela.
Pendant la nuit
du 4 août, nous, l Assemblée Nationale, votons l abolition des privilèges seigneriaux: le
Clergé, la Noblesse et le Tier-Etats furent égaux en droits.
Le 26 août, nous adoptons la Déclaration des droits de l Homme et du Citoyen, le roi a
accepté de la signer, mais je suppose que cela était à contre-coeur.
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Cette déclaration rend
tout le monde égaux, c est la fin de la monarchie absolue qui a causé énormemment de dégats
!Le 14 juin 1790, pour réconcilier tous les français, nous organisons "la fête de la
fédération".
Le roi regardait la fête depuis les tribunes, mais il en était bien forcé.
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Le 12 juillet 1790, une constitution est votée: la constitution civile du Clergé.
Grâce à celleci, les citoyens élisent les êvéques et les curés et ne prêtent plus serment à Dieu, mais au
roi.
Le 3 septembre 1791, nous votons une autre constitution, celle-ci empêche le roi de faire
tout ce qu il désire: ses pouvoirs sont limités.
Le pouvoir législatif est détenu par nous-même,
par l Assemblée.
Cependant, le roi peut empêcher une loi d être exécuté.
La même année,
pendant la nuit du 20 au 21 juin, le roi essaye de fuir vers l Autriche.
Scandaleux ! Le roi
aurait-il peur de son propre peuple ? C est un signe de traitrise, je suis pour la république ! Et
je ne suis pas le seul à la vouloir.
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Durant l avril 1792, nous déclarons la guerre à la Hongrie pour espérer libérer les peuples
opprimés.
Le 10 août 1792, les Sans-Culotte aidés et soutenus par les fédérés attaquent le
[Moins]