Tote , ma valise.
Aujourd hui est un jour particulier, non pas que les autres me paraissent plus
normaux en comparaison, mais c est ce que Maman dit, et ce qu elle dit est la vérité.
Aujourd hui je vois le ciel, c est pas souvent.
C est pas que je ne l aime pas le ciel,
mais il ne se lève pas si souvent que ça, et la nuit il...
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Tote , ma valise. Aujourd hui est un jour particulier, non pas que les autres me paraissent plus normaux en comparaison, mais c est ce que Maman dit, et ce qu elle dit est la vérité. Aujourd hui je vois le ciel, c est pas souvent. C est pas que je ne l aime pas le ciel, mais il ne se lève pas si souvent que ça, et la nuit il fait peur. Maman dit que sa petit fille pure se doit d avoir peur de la nuit. Alors, lorsqu il fait nuit plusieurs fois d affilée, plusieurs fois parce que je m endors et me réveille, que je mange et que je rabâche les cours trop de fois pour une seule nuit, je sais que le soleil aurait dû se lever . Et je sais qu heureusement je ne suis pas sortie de ma chambre sinon j aurai eu peur, et je ne veux pas avoir peur. Maman est là, je suis en sécurité. Parfois j essaye de savoir pourquoi la nuit fait si peur, moi je ne peux pas avoir peur avec Maman. Elle me dit que la nuit il y a des monstres corrompus, qu ils étaient comme nous avant mais que le malin les a
Moins
Par andorfée
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Publiée le 7 Fév. 2012
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L’inachevé
« Ne joue pas avec elle, dors mon ange, rendors toi »
Vous ne m’appartenez pas encore réellement, et parfois même j’arrive à avoir de la peine pour vous.
Mais le destin est ainsi écrit et vous, comme les autres, serez à moi.
Vous avez tous eu un rôle, tous
pensant le faire de vous-même, contrariant vos...
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L’inachevé « Ne joue pas avec elle, dors mon ange, rendors toi » Vous ne m’appartenez pas encore réellement, et parfois même j’arrive à avoir de la peine pour vous. Mais le destin est ainsi écrit et vous, comme les autres, serez à moi. Vous avez tous eu un rôle, tous pensant le faire de vous-même, contrariant vos projets au dernier moment pour un rendez-vous galant surprise, par exemple. Aujourd’hui ce sera donc votre rendez-vous surprise, que j’ai prévu un peu en avance, mais c’est moi ; la surprise, je ne connais pas. Ne vous vexez pas. C’est un rendez-vous galant, je vous aime malgré ce que vous pensez. Admettons qu’au même moment je vous plante un joli soleil, d’un beau rouge, juste pour rendre les choses un peu plus romantiques, pour me faire pardonner aussi. Parfois vous pensez à moi en souriant, parfois vous trouvez le destin heureux, et pour ça un petit soleil est de mise. Votre téléphone ne sonnera plus, vous ne vous en rendrez pas compte de suite. Et votre appartemen
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Par andorfée
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Publiée le 30 Avr. 2011
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La Chatte silencieuse
On a eu d’abord notre premier chat en commun.
Ce n’est pas commun d’avoir un chat en
commun, on aurait pu avoir un appartement,un enfant,une voiture, un projet,une commune
en commun.
Non nous on a eu mieux, d’abord on a eu un chat.
C’étaitma voisine de
pallier,donc littéralement on avait un immeuble...
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La Chatte silencieuse On a eu d’abord notre premier chat en commun. Ce n’est pas commun d’avoir un chat en commun, on aurait pu avoir un appartement,un enfant,une voiture, un projet,une commune en commun. Non nous on a eu mieux, d’abord on a eu un chat. C’étaitma voisine de pallier,donc littéralement on avait un immeuble en commun mais elle ne le savait pas, moi je le savais, va savoir pourquoi ; Je l’avais deviné en la voyant descendre pour son courrier et remonter pelotonnée dans son pull. Elle étaitcomme un fantôme que seul moi pouvais connaître, puisque si furtive, puisque impersonnelle juste suffisamment pour que dans la rue parfois je la trouve dans d’autres, enfin si c’étaitbien elle. Enfin bon du même coup ça obsède de voir sa voisine invisible autre part que dans son cadre, avait-elle un travail ?. . . Alors j’aieu l’idée, certes quelque peu machiavélique, mais le meilleur contact avec un fantôme sont les enfants du diable : les chats. J’ai adopté un chat, je l’ai pas
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Par andorfée
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Publiée le 30 Avr. 2011
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Le livre d’or
d’Elisabeth
1
Je sais que de me voir t’écrire chaque jour ça t’énerve.
Je te sens derrière moi, si fort
que je n’ose me tourner de peur que tu éteignes ma bougie et que tu m’emportes.
Ils disent
tellement de choses sur les gens comme toi,même si je sais que tu m’aimes encore et que
tu ne me feras de...
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Le livre d’or d’Elisabeth 1 Je sais que de me voir t’écrire chaque jour ça t’énerve. Je te sens derrière moi, si fort que je n’ose me tourner de peur que tu éteignes ma bougie et que tu m’emportes. Ils disent tellement de choses sur les gens comme toi,même si je sais que tu m’aimes encore et que tu ne me feras de mal sous aucun prétexte. Mais les démons parfois se glissent dans les âmes tourmentées, et avec le mal qu’ils t’ontfaittu ne marches pas sur les champs Elysées. Tu dois le savoir, tu as toujours su ce que tu voulais. Maman m’a mariée, ne crois pas que je l’aime, et que ces étreintes de vieux me font du bien. Mais ils disent que je lui dois, qu’ilest mon bienfaiteur. Déjà qu’ila faitsemblant de ne pas sentir que tu avais pris ma fleur avant lui, et que cette fleur devenait fruit,je n’ai pas le droit de me refuser. Tu avais peur que je devienne prisonnière de ta réputation, et de ton passé. Je ne sais pas ce qui est pire, mais je ne me plains pas, j’espère juste parfois
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Par andorfée
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Publiée le 30 Avr. 2011
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La maman Mouette
On avait plus grand-chose à manger, alors j’avais rejointcette ville, mais ça aurait pu en
être une autre.
J’avais erré depuis quelques mois ou même années dans plusieurs villes
enchaînant les petits boulots pour manger et boire , je n’avais pas vraiment parlé avec mes
contemporains .
Je crois que...
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La maman Mouette On avait plus grand-chose à manger, alors j’avais rejointcette ville, mais ça aurait pu en être une autre. J’avais erré depuis quelques mois ou même années dans plusieurs villes enchaînant les petits boulots pour manger et boire , je n’avais pas vraiment parlé avec mes contemporains . Je crois que j’aicessé de parler à ta mort ma poupée. Je crois qu’ilne vaut mieux pas. Enfin bon peu importe, j’étais arrivée dans cette ville aussi sale que ta première couche et il me fallaitme laver. Et c’est comme ça que j’airencontré la Marie, cette femme d’auberge comme toutes les autres, aussi grosse que généreuse et qui m’a prise pour nettoyer ses casseroles et puis pour se donner la conscience de la none. Une de plus qui t’auraitbien plu je suppose, tu lui aurais sûrement apprità rire à elle aussi. Je ne sais pas vraiment si elle s’appelait Marie, en tout cas, elle aurait pu donner le sein à toutes les bouches vides du pays. Et beaucoup de monde dans la ville l’auraitcano
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Par andorfée
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Publiée le 30 Avr. 2011
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PERDUE D’AVANCE
C’étaitun drôle d’été.
Déjà il faisait moche et froid,il pleuvaitet lorsque le soleil pointait,on
m’engueulaitpour que je mette des soutiens gorges.
J’étais entre les deux âges, avec des
hanches de femmes, des seins de femmes, un orgueil de femme mais une maturitéde petite
fille.
J’avais...
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PERDUE D’AVANCE C’étaitun drôle d’été. Déjà il faisait moche et froid,il pleuvaitet lorsque le soleil pointait,on m’engueulaitpour que je mette des soutiens gorges. J’étais entre les deux âges, avec des hanches de femmes, des seins de femmes, un orgueil de femme mais une maturitéde petite fille. J’avais pritl’avion seule et sans la petitepancarte et l’hôtesse qui vient toutes les deux minutes. Et on m’adressait la parole, j’étais plus une enfant,j’avais le droità un avis, à un « non » de temps à autres. Non, je ne voulais pas partirdans le nord cetteannée non plus, mes amis resteraientsur les plages du sud à bronzer, et moi je resterai sur les berges des lacs à pécher, et encore si j’avais la chance de voir mes cousins, ceux qui n’aimaient pas l’Autre. Bon c’étaitaussi une drôle de maison, bâtie par mes deux grands pères, immense et vide, avec cetteodeur de marée du nord, qui te donne froid et l’envie de manger des frites. On y vivaitdans la cuisine, où ma grand-mère cuisinaitdu l
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Par andorfée
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Publiée le 30 Avr. 2011
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LA
COUSINE
« Certaines nuits transforment votre vie, certaines heures vous la finissent.
»
Il n’y a pas meilleur chat noir que votre mentor aux abois.
Et ce jour là, il avait décidé de me faire
peur.
C’était l’un de ses plaisirs favoris, à mes dépends.
Il devait penser que c’était son rôle.
Je savais
de moi-même...
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LA COUSINE « Certaines nuits transforment votre vie, certaines heures vous la finissent. » Il n’y a pas meilleur chat noir que votre mentor aux abois. Et ce jour là, il avait décidé de me faire peur. C’était l’un de ses plaisirs favoris, à mes dépends. Il devait penser que c’était son rôle. Je savais de moi-même que ma vie ne prenait pas la tournure désirée, mais j’avais soif de nouveau, nouvelles fréquentions, nouvelle vie. « C’est repartit » Puis j’étais lasse des reproches, famille, amis, maitresse d’école, et la morale du dimanche chez le mentor, s’en était trop. Respire. « Je sais que t’as peur pour moi, t’es adorable . Mais je suis plus la petite fille que t’as connu, je sais ce que je fais. » Il y avait d’abord cet appartement, avec ce propriétaire qui tapait chaque jour à notre porte. Ça devait bien faire deux mois, ou trois je sais plus. Un appartement plutôt sombre mais assez grand pour que le petit si perde régulièrement. Ou c’est moi qui me perdais, dans tous le
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Par andorfée
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Publiée le 30 Avr. 2011
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Un suicide parfait
Elle adorait la vodka, et encore plus lorsqu’elle y goutait sur ses lèvres.
Il rendait tout plus
sucré, aussi bien les baisers que les choses les plus âpres : ses coups de gueule et sa solitude,
ses allées retours dans les reins des autres, son air vide quand on lui parlé d’amour.
Elle vivait
pour et par...
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Un suicide parfait Elle adorait la vodka, et encore plus lorsqu’elle y goutait sur ses lèvres. Il rendait tout plus sucré, aussi bien les baisers que les choses les plus âpres : ses coups de gueule et sa solitude, ses allées retours dans les reins des autres, son air vide quand on lui parlé d’amour. Elle vivait pour et par lui, de toute façon elle n’avait pas connu la vrai vie avant lui. Elle avait attendu tout ce temps que quelqu’un l’ouvre, qu’on la mette au monde. Il était plus qu’un mentor c’était son créateur. Elle rêvait souvent de faire partie de sa famille pour avoir avec lui un lien qui jamais ne se briserai. Elle l’aimait plus que de raison, et sans aucune raison. C’était un oasis. Et tant pis si cela ne durerai que le temps d’un mirage, elle avait marché si longtemps dans le désert, elle voulait être arrivée. Elle se pensait faite pour ses caresses et ses bras. Plus que sa protégée, elle était l’une des seules qui connaissait son nom de famille, et pour elle c’étai
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Publiée le 30 Avr. 2011
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La première fois que j’aientendu parler de la chose, j’airi pendant un bon quart d’heure.
L’apocalypse, le bug de l’an deux mille,les frelons mangeurs de guêpes, les pandémies, tous
dans le même panier.
Puis si je devais mourir ce seraitbien banal d’un bon cancer du poumon,
je mourrai seule comme nous tous, en toutcas...
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La première fois que j’aientendu parler de la chose, j’airi pendant un bon quart d’heure. L’apocalypse, le bug de l’an deux mille,les frelons mangeurs de guêpes, les pandémies, tous dans le même panier. Puis si je devais mourir ce seraitbien banal d’un bon cancer du poumon, je mourrai seule comme nous tous, en toutcas pas absorbée par la Terre dans une apothéose de lave et d’eau. Puis il y a la petite,c’est ma fille elle doitme survivre, c’est la règle. Puis les scientifiques sont juste des gens normaux, ils se trompent puis c’est normal. . . Et puis . . . Qu’est ce que ça peux me faire si les oiseaux ne pondent plus ? Est-ce que je ponds moi ? Ils ont pris tous les oiseaux du monde, ont fouillé leurs nids, et ils ont déclaré les oiseaux ne pondent plus. Et pas sur Arte a 23h, un scientifique fou est venu crier au loup devant les gens attablés, retransmis a 20h, on va tous mourir l’apocalypse c’est pour demain : les oiseaux ne pondent plus. Point. Ils savent plus quoi invent
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Par andorfée
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Publiée le 28 Oct. 2009
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A force de donner son âme a ceux qui ne savent pas recevoir
Qui attendent de la vie juste une fin basique
Je me suis demandé si je ne perdais mon être
Les méandres, les labyrinthes ne trouvent fin
Que dans les mains
De ceux qui ne t attendent pas
Mais tout ça tu le sais déjà
Et tu récolte et tu ressème
Parce qu au fond tu n...
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A force de donner son âme a ceux qui ne savent pas recevoir Qui attendent de la vie juste une fin basique Je me suis demandé si je ne perdais mon être Les méandres, les labyrinthes ne trouvent fin Que dans les mains De ceux qui ne t attendent pas Mais tout ça tu le sais déjà Et tu récolte et tu ressème Parce qu au fond tu n apprends rien La leçon ne rentre pas Ou alors dans les bras De ceux qui n attendent pas ça À force de jouer des coudes, et d avoir poussé les faibles je me suis effrité et j’ai compris que la mort est forte Que les vierges, les priants ne trouvent foi Que dans les mains De ceux qui ont fait leurs chemins
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Par andorfée
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Publiée le 3 Oct. 2009
Pages: 1
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