La langue au chat
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Christian Jacomino
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La langue au chat
La langue au chat complète, dans la méthodologie Voix Haute, les scénarios de Dictée mémorielle (en poésie).
Ce procédé veut qu’une copie du texte-source (T1) du poème...
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Christian Jacomino
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La langue au chat
La langue au chat complète, dans la méthodologie Voix Haute, les scénarios de Dictée mémorielle (en poésie).
Ce procédé veut qu’une copie du texte-source (T1) du poème soit déposée
dans un lieu assez éloigné des postes de travail (dans un angle ou derrière un tableau de la
même salle, ou dans une autre salle), où donc l’élève ne peut pas la lire sans se déplacer, mais
où il est convenu qu’il peut se rendre pour prélever de l’information.
Une règle impérative prévoit que, pour aller consulter le T1, l’élève abandonne à son poste de
travail tout papier et crayon, ce qui implique en particulier qu’il n’emportera pas le texte à
trous (T2) qu’il a à charge de compléter.
Une seconde règle, facultative celle-là, veut que l’on définisse le nombre de déplacements
qu’il sera autorisé à effectuer au cours de cette phase de travail.
On pourra convenir que
chaque élève se voie remettre, au début de l’exercice, un même nombre de jetons (d’un à
trois), puis qu’il devra déposer l’un de ces jetons sur la table du maître (dans une tirelire, par
exemple) chaque fois qu’il décidera de donner sa langue au chat, c’est-à-dire de quitter son
poste de travail pour se rendre à la source.
La procédure n’est pas très différente de celle qu’un adulte adopte lorsqu’il consulte le dictionnaire.
Elle a pour objectif de permettre à l’enfant d’atteindre le sans faute; mais elle suppose, en outre, que le chemin de la perfection passe par une prise de conscience claire de ses
doutes et de ses manques, que le sujet doit assumer.
Elle pose en principe que les compétences de l’enfant peuvent ne pas suffire à la réalisation de la tâche qui lui est demandée, mais
qu’il lui revient de suppléer à cette insuffisance en allant chercher l’information là où elle se
trouve, non pas de façon compulsionnelle ou subreptice, mais au gré d’une démarche ouverte
(on se déplace aux yeux de tous) qui nécessite que l’on s’interroge, qu’on délibère et qu’on
décide.
Par ailleurs, elle diffère du mode de consultation habituel du dictionnaire en ce que l’élève se
rend à la source et en revient sans papier ni crayon.
Il s’agit bien de copier, mais non pas de
façon directe et mécanique, puisque l’élève doit mémoriser la question qu’il se pose à l’instant
où il décide de se mettre en chemin, puis mémoriser l’information qu’il prélève à la source et
qu’il doit ramener ensuite à son poste de travail.
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