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Compte-rendu Up narbonne

Format : Rapports
Catégorie : Actualités
Langage : Français
4 pages
Publiée le 25 Juin 2008
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Deuxième Printemps des Universités Populaires Compte rendu de la première table ronde « Les Université Populaires : pourquoi ? comment ? » Les 22 et 23 juin s’est tenu le printemps des Universités Populaires, organisé cette année par l’Université de Septimanie qui se trouve à Narbonne. La soirée du 22 juin était consacrée à un partage des expériences particulières que chaque Université Populaire se réclamant de l’initiative de Michel Onfray a pu mener individuellement. Cette soirée avait pour objectif d’établir une meilleure connaissance mutuelle. Elle a eu lieu au Club Léo Lagrange de Narbonne. Nos hôtes se sont tout d’abord présentés par la voix de la présidente de ce club. Cela n’est pas un hasard puisqu’à l’origine de l’Université Populaire de Septimanie, on trouve la volonté d’universitaires et de quelques représentants du club Léo Lagrange de mettre en commun la philosophie de l’éducation populaire que sous-tend le club Léo Lagrange et la philosophie des Universités Populaires, et par là-même de créer un lieu de partage et de diffusion des savoirs. C’est la rencontre de ces deux projets animés d’une volonté commune qui a donné lieu en 2003 à la création de l’UP de Septimanie. Celle-ci s’est construite autour de plusieurs pôles (pôles philosophie, bioéthique, problème contemporain, religieux, et pôles approche plurielle de l’identité narbonnaise). L’organisation des cours ayant lieu à l’intérieur de ces différents pôles prend généralement la forme d’ateliers, et plus rarement la forme de conférence ponctuelle ou mensuelle dans le cas du pôle religieux. L’UP de Septimanie est aujourd’hui en plein essor : la fréquentation augmente et le public se caractérise par une grande mixité sociale. Après cette première présentation, les organisateurs de la première table ronde, Michel Tozzi et Alain Delsol de l’Université Populaire de Septimanie (Narbonne), ont cherché à donner une direction aux échanges, en proposant un cadre de réflexion visant à définir ce que pourrait être une identité des Universités Populaires. Peut-on comprendre l’émergence de nouvelles Universités Populaires comme l’émergence d’un mouvement, et cela comme on a pu parler d’un mouvement des cafés philos ? S’agit-il d’une pratique sociale, d’une pratique d’éducation populaire qui viendrait reformuler le genre ? Peut-on penser le mouvement des Universités Populaires comme une forme renouvelée d’un mouvement social ? Si toutes ces questions viennent à être formulées à l’occasion de ces rencontres inter-UP, c’est que, pour Michel Tozzi, nous avons la chance de nous trouver aujourd’hui dans une phase pendant laquelle le mouvement s’institue, où plus que jamais, le sens de ce que nous faisons se pose à nous. Plus précisément, le sens de cette floraison des UP, ne peut être compris sans une interrogation du sens politique que peut prendre l’action des universités populaires, notamment par la nature des cours qui y sont donnés et des savoirs qui y sont transmis. Bien sûr, il n’y a pas eu, pendant les discussions qui ont eu lieu lors de cette première table ronde, de réponses toutes faites à ces questions difficiles. Les différents représentants des UP présents ce soir-là ont plutôt cherché à parler de leur expérience individuelle, des problèmes qu’ils avaient pu rencontrer, des organisations qu’ils avaient finalement adoptées. Bref, chacun a tenu à nous montrer comment il s’y était pris pour faire et faire vivre l’Université Populaire à laquelle ils participent. Ainsi, suivant l’ordre historique de la création des différentes UP, chaque délégation a pu se présenter. • Up de Caen : c’est Gérard Poulouin qui anime un séminaire d’histoire des idées politiques à l’UP de Caen, qui nous a présenté cette UP. Celle-ci a été pensée et s’est construite en s’opposant au projet des « cafés philos ». Michel Onfray et son équipe ont voulu proposer un enseignement de la philosophie à la fois exigeant et ouvert, se situant en dehors du cadre universitaire et s’efforçant de rompre avec « la logique d’expert » qui prévaut dans les « cafés philos ». A partir de ce noyau philosophique, l’UP de Caen s’est ouvert à différents sujets de réflexions (le jazz, l’épistémologie, la littérature contemporaine, la psychanalyse…). L’organisation adoptée est celle de modules allant de six à douze cours, un cours étant composé d’une heure d’exposé et d’une heure de débat. L’objectif est d’établir une certaine continuité entre les cours composant les modules et entre les modules, d’une année sur l’autre. Aujourd’hui, un projet est en cours pour la création d’une structure itinérante (un chapiteau) qui permettrait à l’UP de Caen de se doter d’un espace qui lui soit propre. Le public y est plutôt féminin, âgé de plus de cinquante ans, appartenant à la classe moyenne et issu de la fonction publique. Il existe quantitativement une grande disparité entre le public des cours de Michel Onfray (qui peut aller parfois jusqu’à six cent personnes) et le public des autres cours (réunissant entre trente et cinquante personnes). Pour Gérard Poulouin, un des problèmes qui se posent à l’UP de Caen, est de savoir dans quelle mesure leur action peut échapper à la logique du consumérisme culturel. Un des enjeux que
 

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