Bulletin de l'industrie pétrolière N° 11125
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Sommaire EN SUITE DE UNE Algérie - en bref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 bis --------------------------------------------------EN MARGE D’ÉNERPRESSE FORUM Compte rendu Table ronde 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 à 4 Trois questions à Cyril Cortina. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 à 5 Jean-Pierre Favennec . . . . . . . . . . . . . . 5 à 6 Dorothea Sulzbacher . . . . . . . . . . . . . . 6 à 7 Roberto Vigotti . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 à 8 Jacques Percebois. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 Faouzi Bensarsa . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 à 10 Nick Caplan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 --------------------------------------------------ACTUALITÉ France - Monde - Mer du Nord Britannique - Russie - En bref . 12 à 13 STATISTIQUES Bulletin pétrolier de la Commission européenne n° 1413 . . . . . . . . . . . . . . . . I à II Production de brut et produits pétroliers par pays. . . . . . . . . . . . III En raison de l’actualité, nous avons prolongé notre Une sur la page 1 bis située entre les pages 1 et 2. A suivre Chakib Khelil, actuel président de l’OPEP, devrait intervenir lors du 19ème Congrès mondial du Pétrole, dont les travaux commencent ce matin à Madrid (cf. pages “Actualité” de ce BIP). ISSN 300-4554 Bulletin de l’industrie pétrolière 44e année / www. enerpresse. com N° 11125 / Lundi 30 juin 2008 Marchés à terme Clôture du 27. 06 NYMEX ICE WTI $/bl Gaz nat. $/MBtu Brent $/bl Gazole $/t 1266,75 Juillet - - +13,00 140,21 13,198 140,31 Août +0,57 -0,050 +0,48 1271,50 Sept. 140,75 13,262 140,91 1279,00 Oct. 141,06 13,345 141,42 1286,25 Nov. 141,24 13,598 141,85 1292,00 De la difficulté de préparer la transition énergétique L’objectif en est tellement indiscutable qu’il est en presque devenu un poncif. Pour que nos sociétés négocient sans trop de douleur le passage du changement climatique, elles doivent changer de modèle, énergétique, notamment. De l’IFP à Areva, en passant par BP, EDF ou l’AIE : tout le monde est d’accord. C’est le changement ou la mort ! Le problème est de savoir comment conduire cette mutation. Et là, le consensus s’estompe. Vendredi, au cours de la seconde journée d’ENERPRESSE FORUM (cf. nos éditions précédentes), les intervenants se sont accordés sur le fait que l’atteinte des objectifs du “paquet énergie climat” passerait par l’utilisation de toutes les solutions disponibles. « Le paysage climatique est angoissant, a souligné Clara Gaymard, la présidente de GE France. D’autant que toutes les technologies ne sont pas encore là ». Et de fait, a rappelé Jean-Baptiste Renard, vice-président Europe et Afrique du Sud de BP, « en 2020, nous ne pourrons probablement pas utiliser à grande échelle la CCS [capture et stockage du carbone] ou les agrocarburants de seconde génération ». Deux techniques sur lesquels reposent pourtant de grands espoirs. De même, les systèmes existants ne sont pas les panacées décrites parfois il y a quelques années. « Pour que l’énergie nucléaire commence à faire baisser significativement les émissions mondiales de CO2, il faudrait au moins 10 000 centrales. C’est inenvisageable », a concédé Edouard Philippe, directeur des affaires publiques d’Areva. Bien sûr, la solution ne sera pas purement techno. « Il faut trouver de bons schémas pour que les investissements vertueux se fassent », a plaidé Philippe Huet, directeur général adjoint stratégie et coordination d’EDF. Sans oublier, évidemment, d’engager dans la révolution carbonique tous les acteurs qui aujourd’hui ne subissent aucune contrainte carbone. A commencer par les particuliers, bien sûr. Mais aussi les chercheurs. Car, comme l’a rappelé François Dauphin, le directeur des offres environnementales de Logica, les entreprises européennes de l’énergie ne consacrent que 7 milliards d’euros par an à la R&D. Soit 17 fois moins que le secteur pharmaceutique. La transition s’annonce délicate. Sur le fil ●●● Les grincheux qui s’inquiétaient du manque de propositions concrètes lors du sommet constitutif de l’Union pour la Méditerranée en seront pour leurs frais. Selon nos informations, le gouvernement français devrait mettre sur la table, le 13 juillet prochain, un ambitieux projet de partenariat entre les pays des deux rives de la Méditerranée. Le principe serait de construire des gigantesques centrales solaires dans le Sud des pays du Maghreb. Des lignes de transport devant ensuite être tirées pour alimenter les pays du Nord avec l’électricité ainsi produite. D’un montant initial de 60 milliards d’euros, ce projet prometteur serait, en partie, financé par le mécanisme de développement propre. A condition qu’il démarre vite.