Meryl suite12 page 61
68 pages
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juanito
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Ceci est un roman qui s’appelle MERYL.
Je vais vous le délivrer comme si c’était un feuilleton,
c’est-à-dire 10 pages (a peu près) par 10 pages.
Bonne lecture.
J’espère que cette aventure vous plaira.
Meryl
Qui peut...
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Ceci est un roman qui s’appelle MERYL.
Je vais vous le délivrer comme si c’était un feuilleton,
c’est-à-dire 10 pages (a peu près) par 10 pages.
Bonne lecture.
J’espère que cette aventure vous plaira.
Meryl
Qui peut deviner en face d’un être,la succession des passés qui ont dessiné son présent.
« L’œil du silence »
Première partie
Princesse.
Cela faisait un peu plus de quatre ans,que je me postais,chaque lundi matin,à la sortie de
la prison de Fresnes.
L’idée de patienter près du portail de ce pénitencier, était née en moi,lorsque j’avais vu
au cinéma le film « Les valseuses ».
J’étais resté fasciné par ce moment où J.
Moreau sortante de prison et attendue par
G.
Depardieu et P.
dewaere,avait volé quelques instants de vie,avant de mettre fin à ses
jours.
Elle profitait de ces deux garçons pour se gaver.
Elle était déterminée à vivre « comme
une femme »libre pendant une après midi,une nuit.
Elle souhaitait comprimer son destin,le réduire au plus simple mais au plus intense,pour
finalement se suicider au petit matin près de ces deux amants.
Vingt quatre heures pour vivre,et partir pour un autre monde…………….
.
Je suis « S.
D.
F » .
je vis dans un squatt avec deux amis.
Avec l’accord de mes deux camardes j’avais décidé de m’attarder chaque lundi matin
face à la « geôle »afin d’aider,un ou plusieurs de ces « taulards ».
Le but de cette mission ,si l’on peut dire,était d’offrir un petit quelque chose,un café,une
cigarette,un sourire,………….
trois fois rien à ceux qui avaient droit désormais à une
nouvelle vie,à ces handicapés de l’existence,à qui la société offrait une nouvelle chance.
La rencontre, l’approche de ces écorchés de la vie retrouvant la liberté,fut, et c’est un
euphémisme,loin d’être évidente.
Ce ne fut facile,ni pour eux,ni pour moi.
Ces êtres sont des déchirés,et par là même méfiants.
Ils sont peureux,ahuris par ce qu’ils
redécouvrent.
Se retrouver en face d’un zigotto mal habillé,pas rasé,plus ou moins sale,chevelu,cà
n’incite pas forcément à la confiance,à l’enthousiasme.
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