Meryl.............suite(3)
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Les jours passent,les semaines s’écoulent paisiblement(si l’on peut dire)……. La paisibilité des squatters est toujours aléatoire. Princesse se découvre des talents d’infirmière. Elle soigne les petits bobos,les corps meurtris par la rue,les intempéries,les ravages de l’hiver qui s’éloigne. Quant aux crises de Mouloud un miracle survient. C’est la seule à pouvoir approcher notre ami. Elle le calme,elle apaise ses douleurs simplement en le prenant dans ses bras. Jeanfi et moi nous les regardons,tapis dans un coin de la pièce. Lui enveloppé tel un bébé au creux du corps de Princesse alors qu’elle lui chante des berçeuses. Hallucinant. Elle cherche du travail mais comme l’avait supputé Jeanfi,çà ne marche pas. Ce ne sont que des « non » des « oui mais »………jusqu’au refrain qu’elle commence à parfaitement maîtrisé : « Ah vous sortez de prison !!!. . . . . . . Merci mademoiselle au revoir et bonne chance » Ou alors au plus laconique………. « Foutez moi le camp » C’est désespérant……. Pourtant je dois trouver du travail. Je ne peux pas vivre éternellement à vos crochets Tais toi princesse lui assène Mouloud………tu es venue avec le bonheur dans ta valise. Celà remplace tout l’argent du monde !!!!. . . . . . Puis tu sais,le pognon,pour nous…… c’est juste pour ne pas crever de faim……. . Alors ne t’occupe pas de l’argent. Ce qu’on gagne à trois suffit largement à nous faire vivre tous les quatre. Jeanfi joue de la guitare à Beaubourg. Ce n’est pas facile de se faire une place pour gagner quelques pièces. Ils sont de plus en plus à faire la manche. Il y a de plus en plus de pauvres. Il y a ceux qui tendent la main,ceux qui jouent de la musique,ceux qui improvisent des spectacles,ceux qui vendent des journaux de rue. Tous ces misèreux quémandent trois fois rien. Souvent une pièce pour manger. Je comprends les gens dits « normaux ». Ils sont sollicités sans arrêt du matin au soir,dans le métro,à la sortie du métro,le long des trottoirs,aux feux rouges,dans les endroits ou la foule se presse. Je comprends le peuple parisien. Il ne peut éradiquer la misère à lui tout seul en donnant des pièces à tout ces malheureux.