Grands penseurs en éducation- Pavel Petrovitch Blonski
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 1-2, 1993,
p.
113-124.
©UNESCO : Bureau international d’éducation,...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 1-2, 1993,
p.
113-124.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
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PAVEL PETROVITCH BLONSKI
(1884-1941)
Mihail Gerasimovich Danilchenko
1
Blonski, éminent psychologue et pédagogue soviétique, eut des activités extrêmement
diverses.
Homme de culture et d’érudition, philosophe autant que psychologue et pédagogue,
il se distingua par la profondeur et la hardiesse de la pensée lorsqu’il s’agissait de formuler et
de résoudre des problèmes scientifiques concrets.
Son nom restera attaché à la naissance et à
l’essor de la psychologie et de la pédagogie soviétiques.
On lui doit quelque 200 ouvrages de
psychologie, de pédagogie et de philosophie, notamment des monographies, des manuels et
des études méthodologiques et expérimentales de premier ordre, qui, dans les années 20, ont
inspiré les fondateurs du système d’éducation soviétique et ce sont les œuvres de Blonski,
traduites en d’autres langues, qui ont fait connaître l’école et la pédagogie soviétiques à
l’étranger.
Sa vie
Fils de petit fonctionnaire, Blonski naît le 14 (26) mai 1884 à Kiev.
Il y fera ses études,
d’abord au lycée classique, puis à l’Université (section classique de la Faculté d’histoire et de
philologie), à l’époque même — 1902 1907 — de la première révolution russe.
La part active
qu’il prend au mouvement révolutionnaire lui vaudra d’être emprisonné à plusieurs reprises .
Jusqu’à la révolution, il reste ballotté entre des conceptions contradictoires, à l’image
des influences diverses auxquelles il est soumis, mais la pratique pédagogique qui sous-tend
ses intérêts et ses recherches, va jouer un grand rôle dans sa formation intellectuelle et sa
vision du monde.
A partir de 1908, il enseigne la pédagogie et la psychologie dans des lycées
de filles de Moscou.
Reçu aux examens de maîtrise en 1913, Blonski obtient ensuite le grade
de privat-docent à l’Université de Moscou.
C’est à cette époque qu’il commence à donner,
dans diverses villes, des conférences de psychopédagogie dans le cadre de cours d’été pour
enseignants.
Il y défend l’idée qu’il faut développer tous les aspects de la personnalité de
l’enfant, mais il lui arrive assez souvent de soutenir des thèses trop hardies pour l’époque, ce
qui lui vaudra, en 1914-1915, de ne pas être confirmé dans le poste de lecteur aux cours
supérieurs Tikhomirov pour jeunes filles.
Blonski étudie à fond les œuvre s des grands pédagogues russes et étrangers, K.
D.
Ouchinski, L.
N.
Tolstoï, Comenius, J.
J.
Rousseau, I.
H.
Pestalozzi, F.
Fröbel, F.
Hansberg,
H.
Scharlemann et J.
Dewey, notamment.
Ce qu’il retient surtout, ce sont l’idée du caractère
national de l’éducation et de la culture, le principe de la préparation des élèves à un travail
créatif, les fondements scientifiques de l’édifice pédagogique, la nécessité d’une planification
du système d’enseignement scolaire et d’une préparation théorique et pratique sérieuse des
futurs enseignants.
Dès les premiers jours du régime soviétique, Blonski milite pour une école nouvelle
socialiste et devient un artisan actif de son édification.
« J’estime que ce fut pour moi un grand
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