Grands penseurs en éducation- Ismaïl Al-Qabbani
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIV, n° 1-2, 1994, p.
369-390.
©UNESCO : Bureau international d’éducation,...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIV, n° 1-2, 1994, p.
369-390.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
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ISMAIL AL-QABBANI
(1898-1963)
Mahmoud Kombar
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Ismaïl Al-Qabbani est né en 1898 dans un village de la province d’Assiout en Haute-Égypte, vingtcinq ans après la mort d’Al-Tahtawi (1873), le premier Égyptien qui œuvra à la modernisation de
l’éducation et de la culture arabes
2
, et cinq ans après la mort d’Ali Moubarak (1893), ce ministre de
l’éducation qui édifia le système éducatif sur des bases modernes
3
.
D’éminents professeurs de
l’éducation comme le cheikh Muhammad Abduh (mort en 1905) et le cheikh Muhammad Rachid
Rida (mort en 1935)
4
ont marqué l’époque de son enfance et de sa jeunesse.
Al-Qabbani n’ignora
pas les programmes des partis politiques, et leurs idéologies opposées, depuis l’extrême droite
jusqu’à l’extrême gauche : fondamentalisme musulman conservateur, islam conciliateur ou
rénovateur, libéralisme modéré, nationalisme arabe, radicalisme laïc et socialisme révolutionnaire.
Néanmoins, et en dépit de leurs différences, tous les partis politiques mettaient l’éducation au
premier plan des préoccupations nationales
5
, en particulier quand, en 1882, les autorités coloniales
britanniques eurent entrepris de réduire le budget de l’éducation, de crainte que le développement
de l’éducation en Égypte n’éclaire les esprits des Égyptiens et ne les encourage à se révolter pour
libérer leur pays
6
.
Les idéologies susmentionnées étaient véhiculées par des journaux politiques très variés, et
la presse était si populaire que l’on comptait en 1948 trois cent cinquante-trois journaux et revues,
tant gouvernementaux que privés, en langue arabe, cent deux autres journaux et revues en langues
étrangères
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, et la plupart avaient des articles et des rubriques consacrés à la pensée pédagogique, à
la philosophie, à la planification et à l’organisation de l’éducation ainsi qu’aux principes et pratiques
de l’enseignement
8
.
Pendant ses études, Al-Qabbani eut l’occasion de fréquenter des élèves des écoles
étrangères d’Égypte et de se familiariser avec les diverses philosophies et pratiques qui y étaient en
usage.
Ces écoles représentaient la culture occidentale en Égypte et y répandaient des valeurs
culturelles ainsi que des nouveaux modes de vie et de pensée, objet de nombreux débats au sein de
la classe politique et de l’élite
9
.
Al-Qabbani n’ignorait pas les idées et les efforts des grands éducateurs étrangers installés
en Égypte, comme la Suisse Dor Bey, qui fut à l’origine du système d’inspection pédagogique et
l’Arménien Yakoub Artin, sous-secrétaire à l’éducation, qui organisa l’enseignement peu avant
l’occupation britannique.
Al-Qabbani travailla avec plusieurs professeurs étrangers venus en Égypte étudier les
problèmes de l’éducation et proposer des méthodes pour moderniser celle-ci.
Parmi eux figuraient
le professeur genévois Claparède
10
, de l’Institut Jean-Jacques Rousseau des sciences de l’éducation,
l’inspecteur de l’enseignement britannique F.
O.
Mann, qui passèrent une année entière en Égypte
(1929) et présentèrent deux rapports distincts.
L’expert britannique de l’enseignement élémentaire,
Marvin, se rendit aussi en Égypte en 1931.
Auprès de tous ces gens, et d’autres, l’éducation apprit beaucoup, mais ce qui le distingua,
ce furent certaines caractéristiques qui ont fait de lui un pionnier de l’éducation unique en son
genre.
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