Grands penseurs en éducation- Ellen Key
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 3-4, 1993, p.
849-861.
©UNESCO : Bureau international d’éducation,...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 3-4, 1993, p.
849-861.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
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ELLEN KEY
(1849-1926)
Thorbjörn Lengborn
1
Ellen Key est l’un des rares écrivains suédois ayant traité de l’éducation qui ait acquis une
véritable réputation internationale.
Le retentissement de son œuvre sur la communauté
internationale est sans doute imputable à la vivacité de son style, à l’acuité de ses critiques, à
son engagement personnel, à son enthousiasme et à la vision parfois prophétique qu’elle avait
des choses.
Ellen Key ne s’intéressait pas seulement à l’éducation.
Sa plume a couvert un vaste
champ, notamment la littérature et l’art, la religion et la politique, le vote des femmes, la
question du mariage et la paix.
Son œuvre, considérable, est faite d’essais et de critiques, ainsi
que d’ouvrages et d’articles sur ces mêmes questions.
Le présent profil comprend six sections.
Dans la première — « Les écrits d’Ellen
Key » — on analyse ses œuvres les plus importantes, en se concentrant sur celles qui ont trait
à l’éducation.
Dans « Rappel bibliographique » on évoque ses origines et on trace un « portrait
intellectuel » d’Ellen Key.
Il est fait aussi état des sources d’inspiration contemporaines les
plus importantes qui ont influé sur ses écrits sur l’éducation.
Les deux sections suivantes sont
intitulées « Réflexions sur l’éducation » et « L’école de l’avenir ».
Dans « Conclusions », les
écrits d’Ellen Key sur l’éducation, et leur influence sur le plan international, sont évalués.
Les écrits d’Ellen Key
La carrière d’écrivain d’Ellen Key a commencé vers le milieu des années 1870 avec quelques
essais littéraires.
Elle s’est fait connaître du grand public par un opuscule intitulé « De la
liberté de parole et d’édition » (1889).
Son nom et ses livres faisaient désormais l’objet de
discussions animées.
Parmi ses œuvres plus étoffées, d’une portée plus générale, on pourrait
citer : Individualisme et socialisme (1896a) ; Images de la réflexion(1898) ; Les êtres
humains(1899a) ; Main courante, I-III (1903-1906) ; et La neutralité des esprits (1916b).
Le contenu de ces œuvres annonce les vues ultérieures d’Ellen Key sur l’éducation ou
a un rapport étroit avec elles.
Ainsi, elle y met déjà l’accent sur la liberté personnelle et le
développement indépendant de l’individu, tout en faisant remarquer en même temps qu’il
importe de prendre en compte l’intérêt d’autrui.
En ce qui concerne les écrits d’Ellen Key sur l’éducation proprement dite, il semble
que son premier article du genre soit celui qui est intitulé « Des enseignants pour les petits à la
maison et à l’école », et qui a été publié dans Tidskrift för hemmet (1876).
Le premier essai
par lequel elle a touché un public plus large — « Des livres ou des manuels » — a été publié
dans la revue Verdandi (1884a).
Plus tard, dans la même revue, elle a publié plusieurs autres
articles, notamment « Ce qu’il faut penser de l’école mixte » (1888) et « On tue l’esprit dans
les écoles » (1891).
Vinrent ensuite « Éducation » (1897) et « La beauté pour tous » (1899b).
En 1906 paraissait Une éducation populaire privilégiant le développement du sens esthétique.
Dans ces deux derniers ouvrages, Ellen Key avance une idée nouvelle qui suscite l’intérêt :
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