Grands penseurs en éducation- Maria Grzegorzewska
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 3-4, 1993, p.
643-656
©UNESCO : Bureau international d’éducation,...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 3-4, 1993, p.
643-656
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
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MARIA GRZEGORZEWSKA
(1888-1967)
Alicja Siemak-Tylikowska
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Maria Grzegorzewska est née le 18 avril 1888 dans le village de Wolucza (près de Rawa
Mazowiecka, en Pologne), sixième et dernier enfant d’une famille très unie.
Ses parents, Adolf et
Felicja (née Bogdanowicz), tenaient à ferme une exploitation agricole ; profondément enracinés
dans leur milieu, ils se sentaient responsables de leurs employés, dont les besoins leur apparaissaient
comme des facteurs qui devaient déterminer leur propre existence et celle de leurs enfants.
Ce
sentiment était partagé par tous leurs enfants.
En 1907, au terme d’une scolarité de sept ans dans une école de filles, Maria
Grzegorzewska s’inscrit à un cours propédeutique d’un an, dispensé par la faculté des
mathématiques et des sciences naturelles de Varsovie.
Elle commence aussi à cette époque à
s’occuper de l’éducation des ouvriers.
Ses activités sont suffisamment importantes pour éveiller
l’intérêt de la police militaire russe, qui la contraint à quitter Varsovie.
Elle va en Lituanie, où elle
travaille comme préceptrice pour gagner de quoi payer l’université.
En 1909, malgré ses difficultés financières, Maria s’installe à Cracovie et entre à la faculté
des sciences naturelles de l’Université Jagellon.
Commence alors une période d’étude assidue et de
grand dévouement.
Les leçons particulières et divers petits travaux lui procurent à peine de quoi
subvenir à ses besoins essentiels, d’autant qu’elle trouve toujours encore plus pauvres qu’elle, à qui
elle ne peut s’empêcher de porter secours.
Elle fait durer le peu d’argent qui lui reste en mangeant à
la soupe populaire.
Mais les difficultés de la vie quotidienne lui paraissent insignifiantes, car elle est
en passe de réaliser ses rêves de jeunesse.
Elle se consacre de tout son coeur à ses études et à la vie
d’étudiante.
Ses camarades sont fascinés par le charme et la beauté de cette jeune fille, que ceux qui
l’ont connue à cette époque décrivent comme joyeuse, chaleureuse, bonne et serviable.
Ils voient en
elle un « ange païen »
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.
Cependant la malchance veut qu’elle ne puisse pas obtenir son diplôme de la faculté des
sciences naturelles.
Une maladie des poumons l’oblige à interrompre ses études et à aller se faire
soigner à Zakopane.
Elle y apprend qu’un savant polonais, le professeur Jósefa Joteyko, a créé une
faculté internationale de paidologie à Bruxelles.
Elle s’y inscrit en octobre 1913.
Ses études à
Bruxelles lui révèlent les progrès de la psychologie, de la sociologie et de la pédagogie et lui
permettent de rencontrer personnellement d’éminents pédagogues comme Bovet, Claparède,
Dalcroze, Decroly, Ferrière et surtout le fondateur de la faculté, le professeur Joteyko lui-même,
dont elle devient bientôt l’amie et la collaboratrice.
C’est là que se formeront les bases de la pensée
pédagogique de Maria Grzegorzewska et qu’elle trouve ses outils scientifiques.
Après un an d’études à Bruxelles, elle retourne en vacances chez ses parents.
C’est là
qu’elle se trouve quand éclate la première guerre mondiale.
La faculté de paidologie cesse d’exister
en tant qu’établissement international.
Maria Grzegorzewska se rend à Londres sur un navire de
guerre qui traverse la mer du Nord malgré les mines.
De là, elle gagne Paris avec le professeur
Joteyko, et s’inscrit à la faculté des lettres de la Sorbonne.
Pendant qu’elle étudie à la Sorbonne, elle prend part à une excursion à l’hôpital de Bicêtre
où sont soignés des arriérés profonds.
Cette visite décide de son avenir.
Elle choisit de devenir
[Moins]
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