Grands penseurs en éducation- Kerstin Hesselgren
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation),
vol.
XXXIV, n° 1, mars 2004, p.
127-136
©UNESCO : Bureau international d’éducation,...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation),
vol.
XXXIV, n° 1, mars 2004, p.
127-136
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2004
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KERSTIN HESSELGREN
(1872-1964)
Lene Buchert*
L’importance de l’éducation des filles et des femmes réside, affirme-t-on souvent, dans les
avantages économiques et sociaux que la société en retire.
C’est ce qu’illustre le présent
numéro de Perspectives et la raison pour laquelle deux des objectifs de l’Éducation pour tous
définis à Dakar (avril 2000) sont axés sur l’instauration de la parité et de l’égalité entre les
sexes dans l’enseignement primaire et secondaire et sur l’alphabétisation des adultes,
notamment les femmes (Forum mondial sur l’éducation).
La maxime souvent citée du
mahatma Gandhi selon laquelle : « Éduquer un homme, c’est éduquer une personne ; éduquer
une femme, c’est éduquer tout un peuple » l’exprime en une formule lapidaire.
Un autre
bienfait escompté de l’éducation des filles est de permettre aux femmes d’acquérir de
nouvelles identités et d’adopter de nouveaux rôles au sein de la famille et de la société,
notamment en ayant un pouvoir de décision accru, tant sur le plan privé que public.
La recherche et les écrits biographiques ont contribué à faire connaître la vie de
certaines femmes.
Bien qu’il soit toujours difficile de mesurer leur influence sur la société et
de discerner la contribution apportée par leur éducation, les choses sont peut-être plus faciles
lorsque ces femmes sont à la pointe du progrès et font œuvre de pionnières en défendant des
idées et des mouvements nouveaux à une époque charnière.
C’est semble-t-il le cas de Kerstin
Hesselgren (1872-1964), surnommée « Kerstin den Första » (Kerstin première) pour avoir été
parmi les premières en Suède à bénéficier de nouvelles possibilités éducatives offertes aux
filles, la première femme à exercer certains métiers, la responsable de mouvements sociaux et
d’organisations féminines, la première députée suédoise et la première femme à avoir
appartenu aux délégations suédoises auprès de l’Organisation internationale du travail (OIT)
et de la Société des nations (SDN).
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