Grands penseurs en éducation- Friedrich Fröbel
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 3-4, septembre-décembre 1993,
p.
481-499.
©UNESCO : Bureau...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 3-4, septembre-décembre 1993,
p.
481-499.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
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FRIEDRICH FRÖBEL
(1782-1852)
Helmut Heiland
Dans son oeuvre maîtresse « Menschenerziehung » (De l’éducation de l’homme) (1826), Frédéric
Fröbel (1782-1852) définit ainsi ses principes pédagogiques, qui doivent beaucoup aux théories
néohumanistes :
« Dieu, le divin, est omniprésent : son influence gouverne toutes choses .
.
.
qui ne sont que
par le principe divin agissant en elles.
Le principe divin à l’oeuvre en toutes choses en constitue
l’essence même.
La destination, la vocation de toutes choses est de développer leur essence, qui est
leur nature divine et le principe divin en soi, de telle façon que Dieu soit proclamé et révélé par
leurs manifestations extérieures et éphémères.
La destination, la vocation particulière de l’homme
en tant qu’être doué de sentiment et de raison, est d’arriver à la prise de conscience totale de son
essence, de sa nature divine et donc de Dieu, de sa destinée et de sa vocation, afin qu’ils deviennent
une réalité vivante et clairement perçue, manifestée et proclamée dans la vie de l’individu.
Le but de
l’éducation est d’encourager et de guider l’homme, être conscient, pensant et percevant, de manière
qu’il devienne par son propre choix personnel, une représentation pure et parfaite de cette loi
intérieure divine : l’éducation doit lui montrer les voies et les moyens d’atteindre ce but » (Fröbel,
1826, p.
2 et suiv.
).
C’est cette conception pédagogique qui est également à l’origine des « jardins d’enfants »,
idée au retentissement universel qui reste le principal titre de gloire de Fröbel.
Mais Fröbel a aussi
appliqué ses théories à l’enseignement scolaire, mettant ses idées en pratique dans l’école privée
qu’il avait fondée non loin de Weimar, « l’Institut général allemand d’éducation » de Keilhau, près
de Rudolstadt.
Sa pédagogie du jardin d’enfants suscite encore aujourd’hui des discussions
passionnées, notamment en Angleterre et au Japon.
Ses matériels de jeu, « dons » et
« occupations » ont été popularisés dans le monde entier au XIXe siècle.
Avec le matériel
pédagogique de Montessori, ils constituent le programme le plus efficace et le plus exhaustif d’éveil
par le jeu des enfants de trois à six ans.
Enfance et adolescence – Les années d’expérimentation personnelle
Friedrich Wilhem August Fröbel naît le 21 avril 1782 à Oberweissbach dans la principauté de
Schwarzbourg-Rudolstadt (Thuringe), le sixième enfant d’un pasteur.
Sa mère meurt six mois après
sa naissance des suites de l’accouchement.
Le petit Friedrich se trouve livré à lui-même car sa belle-mère s’en désintéresse (son père
s’est remarié en 1785).
Fröbel parlera plus tard de « l’aube sinistre de mes premières années »
(Lange, 1862 I, 1, p.
37) Abandonné à lui-même, l’enfant adopte une attitude arrogante et
égocentrique.
Son père le considère comme un ‘mauvais sujet’ aux moyens intellectuels limités.
S’il
l’oblige à suivre les services religieux, c’est à l’écart des autres, enfermé dans la sacristie.
C’est ainsi
que le jeune Fröbel, à force de réfléchir sur le sens de la Bible et les mystères de la nature en
arpentant les champs et les bois de sa patrie acquiert des habitudes d’autodidacte : « Le goût illimité
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