Grands penseurs en éducation- José Vasconcelos
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIV, n° 3/4, 1994 (91/92), p.
751-761.
©UNESCO : Bureau international...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIV, n° 3/4, 1994 (91/92), p.
751-761.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
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JOSÉ VASCONCELOS
(1882-1959)
Rosario Encinas
1
José Vasconcelos est, sans doute, l’un des personnages les plus contradictoires et controversés
de l’histoire politique et sociale du Mexique.
Bien qu’il ait passé une grande partie de sa vie en exil, volontaire ou forcé, l’impact de
sa singulière personnalité dépasse le moment historique qu’il a dû vivre et son abondante
production philosophique, politique, éducative et littéraire est encore de nos jours objet d’étude
et de discussion.
Loin de susciter des jugements mitigés, la personnalité de Vasconcelos a mérité toute
sorte de qualificatifs, antagoniques le plus souvent, tant il suscite la passion de ses fervents
partisans ou de ses détracteurs.
Sa vie couvre une longue période et un large éventail d’aspects de l’histoire nationale,
depuis la dictature de Porfirio Díaz jusqu’à l’instauration et la consolidation des régimes civils
successifs, en passant, bien entendu, par le soulèvement armé de 1910.
Ayant reçu la meilleure éducation, accessible en son temps à un membre intelligent des
classes moyennes du Mexique, et doué d’un caractère ferme et résolu, il ne tarde pas à se
distinguer comme l’un des avocats les plus prometteurs de sa génération.
La révolution le
surprend alors qu’il n’a pas encore eu le loisir de connaître à fond, ni a fortiori de comprendre le
déplorable réalité mexicaine, qu’il approchera au fur et à mesure des événements, plus par la
voie d’une émotion débordante que par celle de l’analyse historique et sociologique en
profondeur.
Cette lutte est pour lui, plutôt qu’un mouvement social, la revendication libérale
d’une classe moyenne qui n’était guère représentative de la société de son temps ; puis il évolue
vers une interprétation « assistentialiste » de cette société, qui va imprégner son action politique.
Attirés par sa séduisante personnalité, tous les leaders politiques se succédant au pouvoir
cherchent à le flatter, mais rares sont ceux qui reçoivent son approbation.
Son action de fonctionnaire public, fulgurante et foisonnante, alors qu’il atteint à peine
la quarantaine, est suivie d’une longue période d’amertume et d’incompréhension croissante
pour son propre pays, qu’il a pourtant largement contribué à placer sur le chemin de la
modernité.
Dans les nombreux écrits qui ont été consacrés à sa personnalité, il est devenu banal de
parler de deux Vasconcelos : avant et après 1929, année du lancement de sa candidature à la
présidence de la République, qui fut, après son échec retentissant, la cause de son retrait définitif
de la scène politique.
Éloigné du Mexique, physiquement et spirituellement, il consacre désormais sa vie à
voyager, donne des conférences et élabore un vaste production de livres, d’essais et d’articles
journalistiques qui continuent à susciter l’étonnement et la curiosité de ses contemporains,
frappés par la singulière évolution du bien nommé « révolutionnaire constructeur ».
Son talent
s’épanouira dans le domaine de l’éducation publique, pendant la période de sa gestion, d’abord
en tant que recteur de l’Université nationale de Mexico (1920-1921), puis comme Ministre de
l’éducation (1921-1924).
Vasconcelos recteur
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