Grands penseurs en éducation- Jan Dawid
11 pages
Publié par
painchar
Copyright :
Tous droits réservés
1
Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 1-2, 1993,
p.
237-249.
©UNESCO : Bureau international d’éducation,...
[Plus]
1
Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXIII, n° 1-2, 1993,
p.
237-249.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
Ce document peut être reproduit librement, à condition d’en mentionner la source.
JAN WLADYSLAW DAWID
(1859-1914)
Czeslaw Kupisiewicz
1
"Pendant toute sa vie, Jan Wladyslaw Dawid avait partie liée avec le métier d’enseignant : il
était né dans une famille de professeurs, lui-même enseigna des années durant, son œuvre
scientifique et journalistique était utilisée par les éducateurs.
Peu avant la fin d’une vie
laborieuse, il écrivit son fameux discours De l’âme des enseignants qui entendait livrer une
synthèse des vertus de ceux-ci.
Si, au cours des années de son activité politique, il s’est quelque
peu éloigné des problèmes de l’éducation, il demeura toujours éducateur dans le sens large du
terme : il enseignait à toute la société polonaise les principes de la justice sociale et les lois de la
révolution en vue d’un meilleur avenir national"
2
.
Cette caractérisation elliptique de la personnalité de Dawid, selon W.
Okon, devrait être
enrichie de bien d’autres traits.
Dawid était un excellent enseignant, un explorateur perspicace,
l’auteur à succès de plusieurs livres et articles scientifiques, journaliste de talent, et surtout
patriote acharné, totalement dévoué à la liberté de la Pologne, partagée de son temps entre trois
pays ennemis.
Dawid et son temps
Il est né le 26 juin 1859 à Lublin.
Sa famille, d’une grande culture intellectuelle, vouait un
amour passionné pour les traditions nationales.
Dawid termina ses études secondaires en 1877
et, la même année, se lança dans le droit à l’Université de Varsovie qui, selon le tsar et son
administration, devait russifier la jeunesse polonaise.
Après avoir obtenu son diplôme de juriste,
il se mit aux sciences naturelles à Varsovie pendant un an, puis à Leipzig et à Halle de 1882 à
1884.
Là, il s’intéressa aussi à la psychologie et à la pédagogie auxquelles il restera attaché
jusqu’à la fin de sa vie.
En Allemagne, il subit l’influence déterminant de W.
Wundt qui, en
1879, avait crée à Leipzig un laboratoire de psychologie expérimentale, le premier en date dans
l’histoire.
Le climat qui y régnait et les expériences scientifiques que l’on y conduisait
impressionna profondément Dawid qui tenait ces expériences pour fondamentales à l’essor et au
développement de la psychologie, conviction qui ne fit que se renforcer après sa rencontre avec
H.
Ebbinghaus qui menait des recherches sur la mémoire.
Dawid s’intéressa aussi à la pédagogie et suivit les débats du mouvement éducatif qui se
développait rapidement pendant son séjour en Allemagne et dont les animateurs étaient W.
Dilthey, A.
Lichtwark, W.
T.
Preyer, W.
Rein et d’autres.
Ce mouvement tentait de repenser
l’école traditionnelle dont les programmes, les méthodes et l’organisation étaient considérés
comme sclérosés.
C’est cette sclérose, selon ses critiques, qui rendait impossible
l’épanouissement des enfants et qui faisait de l’école une institution responsable de la névrose
des élèves.
Une telle opinion se réclamait des résultats des recherches psychologiques de
l’époque, comme par exemple l’ouvrage de W.
T.
Preyer Die Seele des Kindes [L’âme de
l’enfant], (1882).
[Moins]
Insérez un miniCalaméo dans votre page Web ou votre blog