Cantique des Cantiques: Chant de David
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Le Chant de l’Amour, ou Chant de David 911
Le Chant de l’Amour, ou Chant de David
Tout commence un jour de victoire et de liesse populaire.
On célèbre la prise de Rabba, la ville
sainte des Ammonites, tombée aux mains...
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Le Chant de l’Amour, ou Chant de David 911
Le Chant de l’Amour, ou Chant de David
Tout commence un jour de victoire et de liesse populaire.
On célèbre la prise de Rabba, la ville
sainte des Ammonites, tombée aux mains d’Israël.
Tous les fils d’Ammon ont été réduits en
esclavage, et ils défilent enchaînés devant le roi David assis sur son trône glorieux.
Après cela un chœur de jeunes filles vierges marche en procession, ayant à sa tête Tamar, propre
fille de David.
Fleur déguisée en fille
Et parée de toutes les grâces suaves du corps et des sortilèges de l’amour
Tamar était l’harmonie et la perfection et la grâce et la splendeur faites chair
Elle paraissait avoir été dès sa naissance
Coulée et consolidée dans le moule même de la Beauté
Laquelle Beauté l’avait ensuite revêtue de la tunique de la perfection
Tous ceux qui la regardaient avaient envie de chanter
Comme s’ils retrouvaient soudain en elle leur propre enfance
Il lui suffisait de paraître et l’ordre du monde en était troublé
A Jérusalem on l’appelait la plus belle des femmes
Tamar était belle Mais elle n’incarnait pas seulement la beauté
Elle incarnait l’amour-innocence
L’Amour entre Eve et Dieu avant l’entrée en scène du Serpent
Cet excès de grâce et de beauté augurait nécessairement pour Tamar une fatalité cruelle
Car seul un destin affreux pouvait restaurer en Tamar la part du diable
Et la ramener comme tout le monde au rang de créature terrestre et non divine
Vue du ciel Tamar était un de ces êtres par lesquels la terre mérite d’être sauvée
Charmante âme mystique tournée vers tout ce qui est lumière
Occupée de fleurs et de poésie et de musique
Elle avait dans l'âme une perle immaculée
Elle avait l'innocence qui pardonne aux autres leurs fautes
L'innocence qui expie à la place des autres
Elle était le supplice réclamé par les âmes qui n'ont pas péché
Pour en dispenser les âmes qui ont failli
Elle était l'amour de l'humanité qui se noie dans l'amour de Dieu
Et qui se noie en suppliant
Pour tout dire Elle était la vierge affectée au service de l’autel de Yahvé
La gardienne des lieux saints La consignataire de l’Arche d’alliance
Elle présidait aux processions pendant toutes les cérémonies religieuses
Et on ne pouvait la voir que de loin
Incarnant la vierge, Tamar en a tous les dons, mais poussés à l’extrême, sa présence est à la fois
celle d’une jeune fille et d’un ange.
Tamar n’a qu’un seul amour : David.
Un seul seigneur :
David.
Un seul dieu : David.
Et un seul rêve : demeurer tous les jours de sa vie dans la maison du
père.
Etre pour toujours un lis intouchable dans la maison de son père.
Son bonheur est total,
quand elle chante devant la foule en liesse les louanges de son seigneur, son père divinisé dont
l’image se découpe sur un fond de ciel bleu.
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