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L'Actualité Médicale. Pr Claude Béraud. Mai 2008. Newsletter n° 18

Format : Brochures
Catégorie : Santé
Langage : Français
5 pages
Publiée le 21 Mai 2008
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Traitement arthroscopique du genou, des effets transitoires Le traitement arthroscopique du genou n’a pas fait ses preuves. Ce traitement consiste en un lavage de l’articulation, complété ou non par un émondage: nettoyage des zones arthrosiques, ablation des corps étrangers tels que des débris méniscaux, cartilagineux ou synoviaux. Une revue systématique des études randomisées conclut que cette intervention a des effets transitoires. L’émondage ne fait pas mieux que le lavage et parfois moins bien qu’une intervention placebo. L’arthrose du genou est une pathologie très fréquente, douloureuse et invalidante. Les antiinflammatoires et les antalgiques sont efficaces mais calment parfois insuffisamment les douleurs. Les chondroprotecteurs et les injections d’acide hyaluronique n’ont pas démontré leur efficacité. Laupattarakasem W and all. « Arthroscopic debridement for knee osteoarthritis ». Cochrane database of sytematic Reviews 2008, Issue 1. Art. No. : CD005118. DOI: 10. 1002:14651858. CD005118. pub2 Ménopause: trois ans après l’arrêt du THS Quels sont les bénéfices et les risques après l’arrêt du traitement hormonal de la ménopause (THS)? Trois ans plus tard, les risques cardioNN°°1188Mai 2008 L e manque de qualité des soins est responsable de nombreux décès et de séquelles importantes chez bien des malades. Ses conséquences économiques pèsent lourdement sur la collectivité. Formation des professionnels de santé, organisation systémique des soins, amélioration des conditions de travail, gouvernance régionale, contrôle et évaluation de la satisfaction des patients: ces cinq conditions permettraient pourtant d’améliorer la qualité des soins dans notre pays. LA FORMATION DES PROFESSIONNELS Les professionnels de santé ne sont pas préparés par leur formation à délivrer des soins de qualité. La plupart décident de la réalisation de nombreux examens diagnostiques et prescrivent les traitements qu’ils considèrent comme les meilleurs, sans avoir appris à l’université ou à l’hôpital à réfléchir sur leur utilité. Par exemple, les soins à domicile aux personnes âgées atteintes de maladies chroniques, qui constituent aujourd’hui une grande part des soins donnés par les médecins généralistes, exigent le respect de protocoles standards qui, en pratique, sont rarement appliqués. Les prescripteurs ne disposent pas, faute d’une délégation des tâches, du temps nécessaire pour informer les malades et leur offrir le choix des moyens et des conduites à mettre en œuvre. Ce choix supposerait une information précise sur les risques et les avantages à court et à long terme de toutes les propositions légitimes, y compris celle de ne rien faire. Par exemple pour des pathologies fréquentes et banales, comme une hernie abdominale ou des lithiases biliaires asymptomatiques, l’orientation des malades vers un chirurgien pour la réalisation d’une intervention est habituelle. Pourtant, l’efficacité de ces interventions est aléatoire et leur utilité individuelle est inconnue. En revanche, les risques de ces actes sont notoires. Les médecins négligent souvent l’efficience de ces moyens, par exemple quand ils prescrivent des médicaments dont le prix est plus élevé que d’autres mais dont l’efficacité est comparable. L’absence d’une formation initiale les préparant à communiquer avec les malades ne les habitue pas à les informer et à respecter leur autonomie. La sécurité des soins ne peut être maîtrisée, car rares sont les centres médicaux et les hôpitaux où les procédures diagnostiques et thérapeutiques sont formalisées afin que la qualité de la réalisation des actes techniques ou de la délivrance La qualité des soins nécessite de former les professionnels de santé à la mise en œuvre de programmes spécifiques. Elle requiert une organisation systémique des soins primaires, intégrant l’ensemble des professionnels ainsi que des conditions de travail satisfaisantes. Elle demande une gouvernance régionale de la santé, sans oublier une évaluation systématique des résultats médicaux et de la satisfaction générale tant des malades que de la population. ••• Cinq conditions pour améliorer la qualité des soins •••
 
Les 17 autres lettres du Pr. Béraud sont disponibles à l'adresse suivante : www.mutualite.fr/partenaires_de_sante/l_actualite_medicale/le_blog_du_pr_beraud_www_claudeberaud_fr A partir de cette 18e lettre, le Pr. Béraud a crée un blog remplaçant ces lettres en ligne....   [Plus]
 

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