Freinet à l'université : un "atelier d'écriture".
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prométhée
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Freinet à l’université :
un « atelier d’écriture » !
Frédérique et Marc Tabory
Département STAPS de Tarbes
UPPA – février 2008
Le public scolaire a changé, celui de l’université en prend la voie avec l’objectif des...
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Freinet à l’université :
un « atelier d’écriture » !
Frédérique et Marc Tabory
Département STAPS de Tarbes
UPPA – février 2008
Le public scolaire a changé, celui de l’université en prend la voie avec l’objectif des
50% d’une tranche d’âge au niveau licence1
.
Il se caractérise par son extrême diversité de
niveau culturel, d’origine sociale, d’âge, de personnalité.
Nous le savons, l’école est aussi
le lieu de l’échec scolaire où 10% d’une tranche d’âge2
redoublera durant son cursus
scolaire.
De ce fait, le métier de l’enseignant se caractérise aujourd’hui par une grande
mutation.
Enseigner c’est « bricoler3
» les savoirs pour les rendre accessibles et
évaluables dans le cadre d’une classe.
Il ne s’agit plus de transmettre les connaissances
sans un traitement préalable susceptible de favoriser l’adhésion des élèves quelle que soit
leur diversité.
Aujourd’hui plus que toujours, les choix pédagogiques4
sont à nouveau au
centre des décisions de l’enseignant.
Notre propos sera de relater une expérimentation pédagogique au sein du département
des STAPS5
de l’UPPA6
.
Une fois n’est malheureusement pas coutume dans nos
établissements universitaires organisés autour de la maïeutique classique qu’est le cours
magistral, nous avons tenté un travail où l’interaction maître étudiant aura été le centre de
nos préoccupations.
Autrement dit, nous nous proposons d’exposer dans ces lignes un
protocole pédagogique qui se voulait innovant dans la mesure où son principal objectif
résidait dans la mise en œuvre de conditions facilitatrices pour le plus grand nombre de
nos étudiants.
Nous pouvons affirmer dès à présent que nous avons fait nôtre cette citation de
Philippe Meirieu : « Il faut enseigner, mais il ne suffit pas de décréter pour que
l’apprentissage se produise ; il y faut ajouter un peu de rigueur, un peu d’imagination,
un peu de rationalité et un peu de désir7
».
Ce projet prend naissance dans le constat suivant : au sein de la filière Éducation &
Motricité nous avons de moins en moins d’étudiants qui se destinent au CAPEPS.
Les
orientations sont diverses avec deux dominantes pour les secteurs de l’école primaire et
du Master.
Ces étudiants devront de toutes façons être en mesure de rédiger des
documents courts autrement dit adopter, se plier, à une méthodologie visant à soutenir un
argumentaire thématique.
L’idée nous est venue de les initier « en douceur », autrement
dit en obtenant l’adhésion du plus grand nombre, à cette exigence par l’entremise d’une
mise en projet collectif.
Cette forme de pédagogie a pour ambition d’associer l’élève de
façon contractuelle à l élaboration de ses savoirs.
De plus, elle ne peut espérer un
aboutissement favorable qu’en se fondant sur l’expectation d’une motivation des élèves
suscitées par l’aboutissement à une réalisation concrète.
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