INTERVIEW DE BARACK OBAMA - Président des Etats Unis d'Amérique
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Interrogé en juin 2008, sur le conflit israëlo-palestinien, lors de la
campagne électorale aux présidentielles des Etats-Unis d Amérique,
Barack Obama s est exprimé sans détour et avec moult précisions.
Ses
propos n ont laissé...
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Interrogé en juin 2008, sur le conflit israëlo-palestinien, lors de la
campagne électorale aux présidentielles des Etats-Unis d Amérique,
Barack Obama s est exprimé sans détour et avec moult précisions.
Ses
propos n ont laissé planer aucun doute quant à sa position en faveur de
la paix au Proche-Orient.
Voici la traduction, en français, de cette interview.
INTERVIEW DE BARACK OBAMA
Je me suis familiarisé avec l’histoire d’Israël à l’âge de 11 ans.
J’ai
découvert le long parcours du peuple Juif et sa détermination farouche à
préserver son identité par la foi, la famille et la culture.
Année après
année, siècle après siècle, les Juifs ont maintenu leurs traditions et leur
rêve d’une patrie malgré des obstacles inimaginables.
Leur histoire m’a profondément touché.
J’ai grandi sans le sentiment
d’avoir de racines.
Mon père était noir, il était originaire du Kenya, et il
nous a quittés quand j’avais deux ans.
Ma mère était blanche, elle était
du Kansas, et j’ai déménagé en Indonésie puis à Hawaii.
À de nombreux
égards, je ne savais pas d’où je venais.
J’ai donc acquis la conviction que
l’on peut cultiver une identité spirituelle, émotionnelle et culturelle.
Et j’ai
profondément compris l’idée sioniste, qu’il y a toujours une patrie au
cœur de notre histoire.
J’ai aussi pris conscience de l’horreur de l’Holocauste, qui impliquait la
terrible urgence d’un retour en Israël.
La majeure partie de mon
enfance, je l’ai vécue avec mes grands-parents.
Mon grand-père avait
servi durant la Seconde Guerre mondiale, tout comme mon grand-oncle.
C’était un garçon du Kansas qui ne s’était probablement jamais attendu
à aller en Europe, sans parler de l’horreur qui l’attendait là-bas.
Pendant
des mois après son retour d’Allemagne il est resté dans un état de choc,
seul, hanté par des souvenirs douloureux.
Voyez-vous, mon grand-oncle faisait partie de la 89e Division
d’infanterie, les premiers Américains à atteindre un camp de
concentration nazi.
Ils ont libéré Ohrdruf, qui faisait partie de
Buchenwald, un jour d’avril en 1945.
Les horreurs de ce camp dépassent
l’imagination.
Des dizaines de milliers de personnes sont mortes de faim,
de torture, de maladie, ou ont été tout simplement assassinées par la
machine à exterminer nazie qui a tué 6 millions de personnes.
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