LETTRE OUVERTE GRIPPE H1N1
2 pages
Publié par
victor.alava
Copyright :
Tous droits réservés
Fédération Sud SantéSociaux
"Solidaires - Unitaires Démocratiques"
70, rue Philippe de Girard
75018 PARIS
Tel : 01 40 33 85 00
Fax : 01 43 49 28 67
Site internet :
www.
sud-sante.
org
Paris, le15/10/09
Madame Véronique BILLAUD,...
[Plus]
Fédération Sud SantéSociaux
"Solidaires - Unitaires Démocratiques"
70, rue Philippe de Girard
75018 PARIS
Tel : 01 40 33 85 00
Fax : 01 43 49 28 67
Site internet :
www.
sud-sante.
org
Paris, le15/10/09
Madame Véronique BILLAUD, conseillère sociale
cabinet de la ministre de la santé et des sports
Madame,
a deux reprises déjà, nous avons participé à des groupes de travail sous l’égide
du ministère sur le thème de la pandémie grippale et de la campagne vaccinale.
Au cours de ces réunions une série de questions sont restées sans réponses.
C’est
pourquoi, plutôt que de servir de caution à la campagne de communication du ministère, la fédération Sud Santé Sociaux vous transmet ses questions sous forme de
lettre ouverte.
Tout d’abord Sud Santé Sociaux déplore la manière dont le gouvernement a communiqué sur la question de la pandémie, alternant messages alarmistes et proposition
de solution unique par la vaccination.
Le ministère ne s’y serait pas mieux pris pour
renforcer le discours des lobbies anti vaccinaux.
Faut il rappeler que la presse économique et les laboratoires se félicitent du fait que les
vaccins sont les nouveaux « blockbusters » de leur industrie, renforcé par les autres
mesures préconisées, surtout par le biais de la publicité, solutions hydro alcooliques
et masques.
De fait cette campagne désastreuse en terme de santé publique, profite
essentiellement aux laboratoires.
!
On pourrait comprendre que « le principe de précaution » ait été retenu en ce qui
concerne l’achat anticipé de millions de doses d’un vaccin (dont la politique de prescription doit être discutée), mais alors :
-pourquoi n’y a-t-il pas eu la mise en place d’un conseil large d’experts comme l’ont
demandé nombre de professeurs afin de conduire cette « crise » au nom de ce principe de précaution?
-pourquoi la médecine générale n’est pas sollicitée en matière de vaccination ? Les médecins traitants sont les plus à même de juger de la pertinence d’une vaccination parmi
leur patientèle.
Si nous reconnaissons la nécessité d’une vaccination ciblée, large, pour les personnes
à risques, celle-ci doit être faite et déterminée avec les médecins traitants ou les spécialistes, seule méthode propre à diminuer les risques liés à la prescription massive.
Une campagne de fond s’appuyant sur le réseau des généralistes commencé plus tôt
leur aurait permis d’anticiper les commandes et de planifier une vaccination raisonnée
et non quantitive, quitte à mobiliser pour cela les moyens de proximité.
Cela aurait évité le recours à des centres de vaccination aux pratiques hors limites
de la règlementation en matière de soins infirmiers.
Méthode multipliant les risques,
liés à la manipulation et au dosage, surtout dans les cas de vaccinations à la chaîne
effectuées par des étudiants exploités et sans expérience.
Nous dénonçons aussi la
collusion entre le minitère et l’ordre national infirmier qui en validant l’ensemble de
cette procédure sans critique démontre qu’il n’a aucune vocation à défendre qui que
ce soit, pas plus les infirmiers que la population
Nous dénonçons à travers ce choix de politique massive de vaccination une orientation purement économique orientée vers de la dépense au profit des laboratoires
et une stratégie visant plus largement à maintenir les travailleurs à leur poste afin de
garantir les profits des actionnaires.
Analyse renforcée par les circulaires du ministère
du travail qui imposent des dérogations à la réglementation du temps de travail au
détriment de salariés et du code du travail.
[Moins]
Insérez un miniCalaméo dans votre page Web ou votre blog