Solidaires en action N°23
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victor.alava
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Solidaires en actionN° 23
Le 19 octobre 2009
Suicides, stress, souffrance au travail : France Télécom.
Le 14 octobre, un salarié de France Télécom de Marseille avait été sauvé de justesse et le lendemain un salarié de Lannion...
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Solidaires en actionN° 23
Le 19 octobre 2009
Suicides, stress, souffrance au travail : France Télécom.
Le 14 octobre, un salarié de France Télécom de Marseille avait été sauvé de justesse et le lendemain un salarié de Lannion a
mis fin à ses jours.
C’est un nouveau drame sur un site restructuré qui a connu un précédent suicide au cours de l’été.
Les mots
manquent pour dire toute notre indignation et notre colère.
On ne peut s’empêcher de penser que cela démontre un peu
plus tout le mal-être et la violence des conditions de travail dans le groupe France Télécom/Orange.
La financiarisation des
activités a été poussée à son paroxysme dans le groupe et « les Ressources Humaines » réduites à une variable d’ajustement qui
n’en peuvent plus.
Chaque jour qui passe montre un peu plus le grand écart entre les nouvelles promesses de la
direction, les quelques mesures décidées sous la pression des personnels .
.
.
et la réalité vécue
par les salarié-e-s.
SUD PTT a proposé 10 mesures d’urgence et la direction ne peut les
ignorer.
Elle n’entend pas plus les revendications qui remontent de toutes les régions quelle
que soit l’activité des salarié-e-s.
La direction du groupe avait fait la preuve de sa faillite à
gérer les Ressources Humaines.
Malgré la mise en demeure de l’inspection du travail, nos
dirigeants démontrent aujourd’hui qu’ils sont incapables de mette en œuvre le discours
entendu dans les médias et les changements attendus partout.
La fédération Sud PTT appelle les personnels à manifester leur détermination tout le temps qu’il faudra pour changer de
politique.
Nous exigeons sans tarder la mise en œuvre de mesures fortes pour que ça change vraiment à France Télécom
Orange.
Suicides, stress, souffrance au travail : dans l’industrie …
Vingt cinquième suicide en un an et demi à France Télécom, stress, restructuration, pression sur les départs, climat dégradé
pour atteindre le chiffre voulu des suppressions d’emplois sont comme ailleurs à l’origine des drames pour le personnel.
Ce
sont souvent les plus consciencieux, les plus appliqués qui paient le prix fort de ces conditions de travail inhumaines.
L’industrie a connu et continue de connaître les mêmes pressions pour « dégraisser » et envoyer les salarié-e-s au Pôle
emploi avec un pécule plus ou moins substantiel.
Rappelons qu’en 2007 l’industrie automobile a été touchée, le techno-centre
de Renault avec une série de suicides sur le lieu de travail, ainsi que PSA à Mulhouse …
Le nouveau ministre du travail Xavier Darcos a reçu le directeur de France Télécom devant l’émoi des personnels.
Rappelons
que chez Renault, à Guyancourt le ministre précédent Xavier Bertrand avait été contraint de se déplacer en décembre 2007 et
d’entendre les syndicats.
Nos camarades de Sud Renault avaient alors dénoncés, tout comme ceux de Sud Télécom
aujourd’hui, l’intensification du travail, le dépassement des horaires, le manque de reconnaissance, la destruction
individuelle pour certains.
Le ministre avait alors déclaré que « l’organisation du travail doit rester aux mains du chef d’entreprise »,
nous lui avons répondu qu’il fallait que ce soit le Code du travail qui constitue l’encadrement des salarié-e-s et non le bon
vouloir des patrons !
Dans une rencontre organisée par les parlementaires sur la pénibilité au travail avec le Medef et l’ensemble des syndicats
nationaux, notre délégation a dû répondre à un délégué de l’UIMM qui mettait en cause nos arguments en expliquant que le
suicide était une question complexe avec des causes multiples.
Nous n’avons pas besoin d’entendre des banalités ! Tout le
monde sait que les causes des suicides sont multi-causales, tout de même, quand les salarié-e-s se suicident sur leur lieu de
travail et/ou produisent des lettres mettant en cause l’organisation de ce travail, il est clair que cette dernière est un
élément essentiel du drame.
Une chanson à succès rappelait au sujet des conditions de travail : On a pressé le citron, on peut jeter la peau.
La gestion par le stress
n’a pas cessé, notre protestation et notre colère non plus.
Il faut arrêter d’utiliser la psychologie pour amener les salarié-e-s à
travailler davantage et à partir quand on leur enjoint de le faire.
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