Musée de Tokyo à Paris
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amel_62
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Tokyo - Paris : un musée d’art et de vie
La construction du bâtiment remonte à 1937.
Le concours d architecture est remporté par JeanClaude Dondel, André Aubert, Paul Viard et Marcel Dastugue, dont le projet est préféré à...
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Tokyo - Paris : un musée d’art et de vie
La construction du bâtiment remonte à 1937.
Le concours d architecture est remporté par JeanClaude Dondel, André Aubert, Paul Viard et Marcel Dastugue, dont le projet est préféré à 127
autres.
Ils édifient un bâtiment de style sobre et monumental, composé de deux ailes
parfaitement symétriques séparées par une fontaine et des escaliers.
Les plafonds vitrés
permettent d éclairer la plupart des pièces de manière zénithale avec la lumière naturelle.
Malheureusement, les aménagements ne sont jamais achevés, notamment la salle de conférences
placée sous la terrasse supérieure ne sera jamais ouverte.
Ce Palais est destiné à accueillir les musées d’art moderne de l’Etat et de la Ville de Paris.
En
effet, l aile Est du bâtiment, qui appartient à la Ville de Paris, abrite le Musée d art moderne de la
ville de Pari tandis que l aile Ouest, qui appartient à l État, accueille depuis 2002 un centre d art
contemporain, le Palais de Tokyo / Site de création contemporaine, dont l’actuel directeur de
l’établissement est Marc-Olivier Wahler.
Installé à deux pas du Trocadéro, au milieu d’un
quartier prestigieux, réunissant plusieurs musées de qualité, il est situé au quai de Tokyo dans le
16e arrondissement de Paris.
C est ainsi qu il est rapidement baptisé par les Parisiens "Le Palais
de Tokyo".
De l extérieur il contraste par son architecture massive, géométrique et symétrique.
Ses hautes
colonnes abritent ainsi le must de l’art contemporain français, qui attire jeunes parisiens
branchés, lycéens, étudiants en art et touristes chevronnés.
Il reçoit à l extérieur un important
décor sculpté : bas-relief d Alfred Janniot, statue en bronze d Antoine Bourdelle représentant la
France, métopes de Marcel Gaumont côté Ouest, de Léon Baudry côté Est, portes en bronze du
ferronnier Szabo avec reliefs d André Bizette-Lindet côté avenue du président Wilson, de Subes
avec reliefs de Dideron côté avenue de New York.
De nombreuses statues isolées étaient placées
sur les terrasses du miroir d eau réalisé par Félix Févola : il ne reste que les Nymphes couchées
de Louis Dejean, Léon Drivier et Auguste Guénot.
Dès que le soleil pointe le bout de son nez, la terrasse est prise d’assaut.
Car le Palais de Tokyo,
avant même d’être un musée, est un lieu de vie.
On n’y passe pas, on y prend du bon temps.
A l’intérieur, c’est ambiance japonaise avec lanternes rouges modernes, le tout dans une
architecture brute, style usine abandonnée.
Mais les hauteurs de plafond, et les couleurs des
boutiques, librairies et snacks procurent un étrange sentiment de bien-être.
Dès l’entrée, une librairie propose des ouvrages sur des thèmes très tendances comme la mode,
le design, la photo, la musique et bien sur l’art contemporain.
Du mardi au dimanche, de midi à minuit, le palais ouvre ses portes aux visiteurs.
Au
programme, une exposition temporaire qui s’installe pour plusieurs mois.
Pas d’exposition
permanente dans ce musée qui préfère laisser investir son espace à des artistes différents.
L’art
contemporain est une perpétuelle mutation et évolution, le Palais de Tokyo s’y adapte.
C’est aussi une opportunité pour les jeunes artistes d’exposer leurs créations.
Pour la première
fois en 2008, le musée est laissé entièrement au génie de Loris Gréaud, artiste d’à peine 30 ans,
qui nous invite à passer la « Cellar Door ».
Point fort de cette exposition, elle vit ! En effet, dès
14h, le chef d’orchestre - ingénieur son - informaticien, calfeutré derrière une immense baie
vitrée, réveille les 4000 m² du palais.
Loris Gréaud nous interroge sur le paradoxe de l’art, sur
l’invisibilité d’une œuvre tout en gardant à l’esprit que c’est le spectateur qui termine sa
collection.
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