Pour en savoir plus sur les tests effectués pour interdire la consommation de
coquillages, notamment sur le Bassin
d Arcachon, Je suis allé sur le site
Internet d Ifremer qui est chargé de la
surveillance des eaux du littoral français, selon des directives européennes.
Il est très complet et transparent pour
qui arrive à décoder le langage scientifique.
Je vais essayer de vous résumer
ce que j ai compris.
Ifremer fait des prélèvements d eau de mer, qu elle laisse
décanter et qui sont ensuite observés
avec un microscope par un employé
d Ifremer.
Si l observation relève la présente en quantité anormale de DSP
(toxine diarrhéique) (c est celle qui à
sévit sur les huîtres et les moules du
Bassin d Arcachon) ou ASP (toxines
amnésiantes) on effectue les test biologiques dits "souris".
Si les toxines
suspectées présentes sont de type
(DSP) ce sont 35 g glandes digestives
(DSP) qui sont récupérées.
Après
broyage, 20g sont conservés afin de
réaliser le test souris et 10g sont congelés pour une analyse chimique ultérieure si le test s avérait positif.
Une fois
l extrait obtenu il est injecté à 3 souris,
si 2 sur les 3 meurent, le test est considéré comme positif.
Dans ces conditions, un arrêté préfectoral peut interdire la pêche et le ramassage de tout
coquillage dans la zone concernée.
La
réouverture a lieu après 2 tests négatifs
effectués sur 2 semaines consécutives.
Les prélèvements d huîtres se font sur
les différentes zones de concessions du
Bassin d’Arcachon.
Ainsi la survie économique de plus
de 650 familles qui vivent directement de la culture des huîtres est
suspendue à la mort de deux petites
souris blanches à qui on injecte le
tiers de leur poids en intestins de
coquillages, au nom de directives
européennes pondues par des fonctionnaires travaillant à des milliers
de kilomètres.
Et tout cela doit durer
deux à trois semaines minimum en
théorie.
Il paraît que bientôt nous
passerons aux tests chimiques, c’est
un minimum .
.
.
A vous de juger ou de répondre !
Jean ALEXANDRE
Durant des siècles, la Seigneurie de Certes fut au
centre d une merveilleuse histoire, très souvent en
liaison avec celle de la famille royale de France.
En 1500, le captalat de Buch et de Certes se scinda en
deux, signe annonciateur peut-être de la naissance de la
Cobas et de la Coban qui, cinq siècles plus tard vont
régenter à deux temps, sur un rythme binaire le sud et le
nord du Bassin d Arcachon.
La baronnie de Certes, appelée au XVIIIème siècle le
Marquisat de Certes est un territoire surprenant par son
étendue, l équivalent de plus de 120.
000 hectares,
elle englobe en totalité les paroisses de Mios,
Biganos, Lamothe, le Teich, Audenge
(moins la baronnie) Lanton, une partie
du Porge, ainsi que presque la totalité
des Landes de Saumos, le temple,
Martignas, St Jean d Illac, Cestas et le
Barp, sur la route Bordeaux Arcachon,
ses limites se situent entre Toctoucau et
Pierroton.
Vers 1600 déjà, le nom de Certes séduit
tellement sans doute, sa propriétaire
Henriette de Savoie que lorsqu elle
épouse le prince Charles de Lorraine,
elle porte dans les actes le seul titre de "
DAME de CERTES ".
Voilà, pour celle ou celui qui désirerait l écrire, un joli titre de roman…
A partir du XVIIème siècle, la seigneurie de
Certes entre dans l illustre famille DURFORT de CIVRAC, très ancrée dans la cour
de Versailles où elle joue un rôle éminent
auprès de la famille royale.
Localement, on
associe le Marquis de Civrac au développement économique du Domaine de Certes
au XVIIIème siècle, c est lui, en effet, le phyriocrate éclairé qui crée les salines de
Certes, plus tard transformées en réservoirs à poissons.
Ses titres, énumérés dans les documents d époque en
disent long sur son pouvoir local.
Emery-François de
Durfort est qualifié de très haut et puissant seigneur, du
Marquis de Civrac,
Comte de Blaignac,
capitale de Buch,
seigneur de Certes,
baron de la Lande
de bordeaux, sénéchal de gouverneur
de Bazas et du
Bazadais.
Il fut le
meunier du dauphin,
fils de Louis XV (les
meuniers étaient
des gentilshommes
de qualité, de
noblesse distinguée,
attachés à la personne du futur souverain)
En 1747, il épouse Marie-Françoise de Pardaillan
Gontrin d Antin, fille du Duc d Antin et de Françoise
Gillone de Montmorency - Luxembourg, qui aura des
charges très importantes à la Cour, puisqu elle sera
Dame d Honneur de madame Adélaïde de France, puis
Dame d atours de la comtesse de Provence épouse du
futur Louis XVII.
A noter qu elle est l arrière- petite-fille,
par la main droite de madame de Montespan, maîtresse
de Louis XIV dont elle aura, par la main gauche 8
enfants légitimes.
Rien d étonnant donc que son file Venant Emeric de
Durfort-Civrac né en 1751 ait été tenu, sur les fronts baptismaux par le Dauphin et Henriette de France, rien d étonnant non plus à ce que le contrat de mariage de ce
jeune de Certes en 1774 ait été signé par toute la famille
royale de France, de Louis XV, aux futurs Louis XVI,
Louis XVIII, Charles X, sans oublier bien sûr, MarieAntoinette dont la discrète signature se détache avec
délicatesse, sur l acte toujours conservé.
Si ce mariage était célébré aujourd hui, il est évident qu il
occuperait une place considérable dans les revues people.
Parmi les descendants des personnages présents
en 1774 ou venait entre autres la famille de France, les
Princes d Orléans, les Bourbons d Espagne, la
Duchesse d Albe, la Reine d Angleterre, la famille royale
du Portugal, etc…
Un dernier élément apporte une explication supplémentaire à l omniprésence de la famille royale de France
dans l histoire des Seigneurs de Certes, une lettre
récemment vendue à la Salle des Ventes de l Hôtel
Drouot à Paris, lettre signée le 25 mars 1770 par le Roi
Louis XV donne au Marquis de Durfort pouvoir pour aller
négocier à Vienne le mariage du Dauphin avec MarieAntoinette.
Le Marquis de Durfort qui discutera de la dot
et assistera à la célébration du mariage, n est autre que
le cousin du jeune seigneur de Certes.
L histoire des Seigneurs de Certes, les Durfort de Civrac
à la cour de Versailles, faite de répétitions successives
est édifiante, inattendue et fascinante.
Alors, Certes à Versailles, ou Versailles à Certes ?
A suivre…
Jean-Pierre Bernès
LA GAZETTE AU SERVICE DE L’INFORMATION DE PROXIMITE DU NORD-BASSIN - TIRAGE 40 000 - GRATUIT JUILLET AOÛT SEPTEMBRE 2006
Zones de distribution : Lège-Cap Ferret- Arès - Andernos-les-Bains - Lanton-Cassy-Taussat-Blagon - Audenge - Biganos -- Le Porge - Le temple
Bonjour
Tout d abord, je voudrais encore une fois
remercier ceux qui nous soutiennent, qui nous
témoignent leur sympathie par courrier, de
vive voix ou par l intermédiaire de nos annonceurs.
La saison estivale est là et nous allons recevoir beaucoup de visiteurs qui viennent goûter au plaisir de passer un moment sur le
Nord-Bassin.
Recevons-les comme il se doit, ils le méritent, car
c est en partie grâce à eux si nous pouvons, en dehors de la saison, vivre dans un endroit où rien ou presque ne manque.
Même
s ils sont un peu grincheux dans leurs premiers jours de vacances,
on se rend compte que très vite, la qualité de vie sur le Bassin
aidant, ils adoptent nos us et coutumes, se détendent et sont très
tristes à l idée de devoir repartir.
Ce sont les richesses qu ils nous
amènent, pendant les deux mois d été, qui permettent les investissements nécessaires à notre confort de toute l’année.
Et donc, à toi l estivant, je te souhaite la bienvenue et je te remercie d avoir choisi la plus belle région du Monde pour venir passer
tes vacances (oui, là, je manque sûrement d objectivité).
Adichat
Jean ALEXANDRE
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Entre Océan et Bassin, la pointe du Ferret - Photo Comptoir de la Photo Andernos-les-Bains
La Marquise de Civrac 1728 - 1764
Le Dessin
de “Batistin”
BILLET D’HUMEUR à propos des tests sur les huîtres
[Moins]